Coups de coeur

Gen d’Hiroshima

gencouvGen d’Hiroshima n’est pas à vraiment dire une nouveauté, mais bénéficie en cette rentrée d’une nouvelle édition par la maison Vertige Graphic. Hadashi no Gen ou Gen d’Hiroshima en français est l’oeuvre de Keiji Nakazawa, publiée entre 1973 et 1985 au Japon, et peut s’enorgueillir d’être, avec Maus d’Art Spiegelman, un des très rares ouvrages à bénéficier d’une aura et d’une reconnaissance mondiale.

gen3Donc si vous n’avez jamais lu Gen d’Hiroshima, cette série que l’on trouvait jusqu’à aujourd’hui sous la forme de 10 tomes au format roman graphique, ou bien pendant un temps en format Manga plus classique, cette réédition regroupera les albums par 2 nous allons donc avoir une nouvelle présentation de 5 volumes dont le premier vient tout juste de paraître, le suivant sortira fin octobre. Keiji Nakazawa avait 6 ans lorsque la bombe « Little Boy » est tombée sur sa ville natale d’Hiroshima et avec cette histoire il souhaitait témoigner de ce dont il fut témoin, mais également raconter « l’après » catastrophe nucléaire, ce qu’il est advenu des survivants, de comment les Américains et le gouvernement Japonais ont contrôlé l’information mais également comment les Japonais ont repris le cours de leur vie.

gen1L’histoire commence au printemps 45, peu de temps avant l’explosion, on y découvre Gen d’Hiroshima, vivant avec sa famille, les Nakaoka, ses deux parents et son petits frère et sa petite soeur. On apprend comment s’organisent les comités de défense par quartier avec les exercices obligatoires, le père de Gen refuse d’ailleurs d’y participer car il est contre la guerre, ce qui à l’époque est un acte répréhensible, allant contre l’empereur qui a décidé de l’entrée en guerre du Japon et qui est encore à ce moment là considéré comme un dieu vivant. Il inculque à ses enfants un principe de vie de respect et d’entre aide, et que fasse à l’adversité il faut être comme le blé qui se couche face à la tempête mais est capable de se redresser. Dans les exceptions familiale, ils font parti des rares Japonais à se comporter humainement avec les citoyens Coréens comme leur voisin Mr Pak, ceux-ci furent contraints par la force de venir travailler et vivre au Japon, mais étaient traités tels des esclaves et dont la vie ne valait pas grand-chose.

gen2A peine nous sommes nous habitués au quotidien de Gen que le cataclysme arrive, et c’est là que le style de dessin propre au manga peut aider à la lecture, car Keiji Nakazawa fait le choix de tout montrer, car c’est dès le premier volume que l’on voit les effets de la bombe: l’explosion, le souffle, l’incendie et les premières victimes. Comment pourrions nous supporter la succession d’images comme cette femme et ces enfants qui se sont réfugiés dans les bassins anti-incendie et qui ont littéralement cuits sous l’effet de la chaleur. Certains survivants voient leur peau se liquéfiée, les corps explosent et déversent les organes internes alors que leur propriétaire est encore vivant, tout cela l’auteur l’a vécu, l’a vu, tout comme il a vu brûler son père et son frère et sa soeur cadets pris sous les décombres de leur maison.

gen4C’est pendant les 8 années qui vont suivre que nous accompagnons Gen d’Hiroshima, nous verrons son parcours, sa survie. Il sera confronté à la présence des Américains qui tout se temps tiennent dans le silence absolu les conséquences de leur nouveau jouet, pratiquent des tests sur les survivants, abreuvent le marché noir et contrôle ce pays vaincu.

Je vous invite à découvrir cette oeuvre majeur de l’histoire de la Bande-Dessinée et qui relate l’un des faits les plus importants de l’histoire de l’Humanité, cette série est assurément un incontournable de la bédéthèque idéale. Et pour les fainéants, vous pouvez voir le film s’animation qui a été réalisé, et pour le coup je vous conseille également un autre film d’animation excellent sur la même période, le tombeau des lucioles.

 

Flocon de neige et engrenage

Que diriez-vous de quelques comics pour amener à la plage (ou ailleurs) juste avant la rentrée qui se profile dangereusement ? En voilà trois qui iront bien avec votre bronzage.

PLANETARY T.1 / Warren Ellis & John Cassaday / Editions Urban Comics

planetary-tome-1-39675Avec « Le Marquis » de Guy Davis, « Planetary » est la série présente dans ma bibliothèque personnelle sous le plus grand nombre de déclinaisons, au gré des vicissitudes éditoriales : fascicules VO, TPB, éditions Soleil, Spark, Semic ou Panini. Pourquoi ? Parce que « Planetary » est une série extrêmement bien écrite et construite avec une lucidité scénaristique impressionnante par Warren Ellis. Quant à John Cassaday, alors jeune dessinateur, il donne le meilleur de lui-même sur ces planches.
Une organisation aussi mystérieuse que dotée de fonds financiers solides exhume les secrets hors du commun du monde. A sa tête se trouvent quatre individus pourvus de « superpouvoir » : Jakita Wagner fait preuve d’une endurance, d’une force et d’une vitesse accrues, Elijah Snow maîtrise les températures et est un enfant du siècle (nous reviendrons sur cette idée), le Batteur ressent le flux des informations et enfin le quatrième homme est mentionné mais on ne saura rien de lui au début de l’histoire.

img-1-small580L’intrigue démarre avec le recrutement d’Elijah Snow dont on devine un passé tumultueux et bien rempli. Il ne sait toutefois rien de cette organisation qui désire l’employer. A travers son regard, le lecteur va appréhender le quotidien de ces archéologues du surnaturel. « Archéologues » voilà une des forces de cette série : les personnages se positionnent en tant que chercheurs, enlevant une par une les strates de complots cachant le vrai visage du monde. Ce ne sont pas des troupes d’interventions, des justiciers pourfendeurs de torts. Non, ils viennent après les catastrophes et cherchent à les comprendre pour éviter que d’autres désastres ne surviennent. Bien sûr, arrivés à un certain point, l’adversité surgit et il faut alors intervenir, parfois avec violence.

Les qualités de cette série sont nombreuses. En premier lieu, bien qu’étant intégré à l’univers Wildstorm et notamment aux séries de comics « Stormwatch » et  » Authority« , « Planetary » bénéficie d’un statut à part, voguant de manière autonome dans sa propre sphère d’influence. Bien sûr, des événements communs sont évoqués, des cross-overs sont organisés. Toutefois, le lecteur n’est pas oppressé par un univers cohérent dont il devrait avoir toutes les clés.

Ensuite, « Planetary » a été conçu en maxi-série, c’est-à-dire avec une fin déjà programmée et des éléments amenant au dénouement parsemés dans chaque épisode. En moins de 30 chapitres (deux albums), Warren Ellis crée une toile qui, de prime abord, semble composée d’épisodes autonomes. Puis petit à petit, les éléments se répondent, se coordonnent, se justifient les uns les autres. Et la fin est une vraie conclusion, avec son lot de révélations et de parts d’ombre.

Planetary4Pour dérouler le reste des qualités scénaristiques, je dois évoquer Thomas Schatz. Ce critique de comics explique les différents états dans lequel l’industrie du comics a transité. Il parle notamment de l’âge baroque ou maniériste. Le comics revient à ses propres fondements, à sa propre mythologie pour la ré-exploiter dans des récits nouveaux, rendant hommage à ses prédécesseurs sans plagiat. Ce regard en arrière, dans des cas exceptionnels, magnifie la matière première principale en comics inoubliables. Dans cette catégorie, je pense notamment à « Astrocity » de Busiek et Anderson, « 1985 » de Millar et Edwards ou encore « Top 10 » de Moore et Ha.

Ici, Warren Ellis invoque les bases du comics : la littérature pulp, la pop culture, le « mauvais » genre. Il se joue de ses figures emblématiques : Doc Savage, Godzilla, la Justice League, les 4 Fantastics, Hulk, Sherlock Holmes… Ainsi, il crée une connivence avec le lecteur amateur du genre, l’emmène sur un territoire qu’il croit balisé. Puis, le surprend en réutilisant tout ça de manière inattendue. Ces Fantastics-là sont les parangons du mal et les rayons gamma n’ont causé que des drames.

Planetary1Dans Stormwatch, Ellis avait intégré le concept d’enfant du siècle avec Jenny Spark. Il récidive avec Elijah Snow : tous deux sont nés le 1er janvier 1900 et mourront à la fin de ce siècle. Ils ont fortement influencé le cours du XX° et ont protégé la Terre de toutes menaces. De manière sous-jacente, le scénariste affirme que la littérature de genres a façonné notre époque, qu’elle l’a manipulée pour arriver à la culture d’aujourd’hui, numérique, moins mystérieuse mais tout aussi dangereuse. John Cassaday enfonce le clou : Hugo Pratt sert de modèle physique à Snow, alors que le Batteur est son autoportrait. La boucle est bouclée : le réel et le comics s’interpénètrent.

Parlons justement de Cassaday. Dessinateur peu connu à cette époque, son trait réaliste presque froid se trouve au diapason de l’histoire. Il ne montre que l’essentiel réduisant les décors à ce qui est significatif : vaisseau exubérant et détaillé, chambre d’hôpital à peine esquissé. Les tenues de ses personnages sont loin des uniformes de leurs homologues super-héroïques. Elles sont fonctionnelles ou élégantes, voire variées (!) mais surtout elles ancrent une fois de plus le récit dans le réel.

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Chers lecteurs français, il vous est à présent possible de lire l’intégralité de cette formidable saga en deux tomes (le second sortira l’année prochaine) avec quelques cross-overs et hors-séries aux éditions Urban Comics.

EX MACHINA T.5 / Brian K. Vaughan & Tony Harris / Editions Urban Comics

ex-machina-tome-5-40562Toujours chez le même éditeur, le dernier tome de « Ex Machina » vient enfin de sortir. Jusqu’ici inédite en France, la conclusion des aventures de Mitchell Hundred vaut son pesant de… boulons ! Brian Vaughan et Tony Harris nous ont tenu en haleine pendant cinq gros volumes, disséminant discrètement les éléments du grand final. Une apothéose !

Tiens, vous souvenez-vous que toute la série est basée sur un flashback, que Mitchell  vous a annoncé comment la catastrophe s’était produite dès les toutes premières pages ? Hé bien voilà, on y est ! Tous les engrenages sont à présent assemblés.

505156-21exm_cv39Pour ceux qui auraient vraiment tout oublié, Mitchell Hundred a des super-pouvoirs. Suite à un accident avec un mécanisme venu d’ailleurs, cet ingénieur a la capacité de communiquer avec toutes les machines et de leur imposer sa volonté. Après une courte carrière comme justicier masqué, il se rend compte que pour rendre New-York meilleur, pour prendre le mal à la racine, il n’a pas fait le bon choix. Il brigue donc la mairie de New-York pour porter ses idéaux. Et obtient le mandat ! Dès lors, Mitchell va devoir gérer les problèmes de gestion d’une municipalité mais également les mystères qui entourent ses pouvoirs.

« Ex Machina » est une série rafraîchissante. Ses personnages sont authentiques avec leur dose d’humour, d’humeur, de convictions et de lâcheté. Ils nous renvoient à notre réel et notre actualité, que ce soient les questions de terrorisme, de racisme ou de géopolitique globale (Sarkozy, vraiment !?). Mais elle y apporte sa petite touche d’exotisme, son prisme déformant à travers les pouvoirs de Hundred et ce que cela implique comme bizarrerie ou danger.

ex-machina-wallpaperComme pour « Planetary », Vaughan insinue que le comics a de l’importance, qu’il forge une certaine forme d’héroïsme chez ceux qui sont suffisamment ouverts à cette littérature mais qui ont aussi suffisamment de recul pour en voir les applications dans le réel. Mitchell est fan de comics, il choisit donc dans un premier temps la voie du justicier masqué tout en observant son caractère vain et artificiel. La mise en abyme de Vaughan est totale et il se joue des codes du comics pour mieux nous surprendre.

La fin vous surprendra, peut-être moins que pour « Y le Dernier Homme ». Toutefois, la conclusion douce-amère ne fait que renforcer la faillibilité de l’être humain. Le pouvoir corrompt, qu’il soit politique ou surnaturel. Il faut juste suffisamment de lucidité pour l’accepter. Telle pourrait être la morale de cette histoire.

Ah, oui et puis Tony Harris est un super dessinateur. C’est tout.exmachina4

MANIFEST DESTINY T.1 / Chris Dingess & Matthew Roberts / Editions Delcourt

MANIFEST DESTINY 01 C1C4 OK.indd001_073MANIFESTDESTINY01.inddPour ceux qui ont eu le courage de lire jusqu’ici, je leur conseille de jeter un coup d’oeil à « Manifest Destiny » de Chris Dingess et Matthew Roberts aux éditions Delcourt. Grâce à eux, j’ai enfin compris le jeu de mot d’un arc des X-Men qui portait le même nom. Car Manifest Destiny a une vraie signification que je vous laisse découvrir ici. Dans ce premier tome, un équipage composé de scientifiques, de militaires et de repris de justice doivent rejoindre un fort éloigné dans l’Ouest américain. De là pourront s’installer des colons qui porteront la bonne parole et la civilisation dans ces contrées perdues.

Et bien sûr, cela ne se passe pas comme prévu… Voilà un album divertissant, un brin horrifique et ancré dans une période historique (le tout début du 19ème américain) que je connais mal. Tout pour plaire !

Voilà c’est tout pour aujourd’hui.

 

Le sixième Dalaï-Lama

dalaicouvMais quelle beauté! mais quelle beauté mes aïeux! Le sixième Dalaï-Lama de Guo Qiang & Zhao Ze aux éditions feï est assurément mon premier coup de coeur de la rentrée littéraire 2016/2017, les suivants ont intérêt d’être à la hauteur. Pour rappel, les éditions Feï nous ont déjà fait découvrir Le juge Bao, La balade de Yaya et tant d’autres titres dont les très gros coffrets que l’on est content d’offrir ou de se voir offrir en fin d’année, Les 3 royaumes, Rêve dans le pavillon rouge, Au bord de l’eau et Voyage vers l’ouest, des grands classiques de la littérature chinoise illustrés.

dalai6Le sixième Dalaï-Lama sera une mini-série de 3 tomes, accessible pour un jeune public, dès 9/10 ans, et en dehors de Georges Bess, on a peu souvent eu l’occasion de découvrir par le biais de la Bande Dessinée la culture Tibétaine, des histoires qui se déroulent dans l’Himalaya, il y en a eu quelques unes dont Jonathan de Cosey, Les chevaux du vent de Fournier & Lax, mais tous ces récits étaient destinés à un public adulte. Une exception me vient à l’esprit, Jade de Ulysse Malassagne chez Glénat dans la collection Tchô, s’adressait à un jeune public et abordait l’occupation Chinoise et la présence de l’ancienne colonie Anglaise en Inde (comme quoi… en creusant un peu sa mémoire, on trouve des vestiges d’anciennes lectures, c’est ça l’archéologie littéraire).

dalai1Revenons à nos lamas voulez vous. L’histoire du sixième Dalaï-Lama se déroule à la fin du XVIIe siècle, vous bénéficiez au début du livre d’une carte de l’époque, d’une explication sommaire comment se décline l’organigramme des responsabilités des dirigeants du pays sous la tutelle de la Chine, ainsi qu’un trombinoscope des personnages que nous allons suivre, si avec tout ça vous ne trouvez pas que c’est du travail pédagogique en plus d’une belle histoire, je comprends pas.

dalai7Nous sommes donc en 1682 à Tawang, dans le sud du Tibet, où vit Lobsang Rinchen, un jeune garçon qui aide ses parents dans la vie de tous les jours notamment pour le travail dans les champs. Nous sommes dans un système de caste, et bien évidemment Lobsang est issu de la caste la plus basse, qui ne vaut guère mieux que des esclaves.

Un matin, alors qu’il se rend aux champs, il va croiser le chemin de Makye Ame, la fille du chef du village. Naît de cette rencontre une profonde amitié entre les deux enfants, et ce malgré le tabou qu’une noble comme Makye, ne peut se permettre de fréquenter un va-nu-pieds comme Lobsang. Le duo va virer trio, avec la complicité de Dedimentok, l’ex-voisine de Lobsang a été engagée comme servante particulière de Makye, et si au départ elle voyait d’un mauvais oeil que sa maîtresse fréquente un simple paysan, elle va changer d’opinion en reconnaissant celui qui l’avait sauvée lorsque les autres enfants du village l’avaient agressée.

dalai4Lobsang n’est pas un garçon ordinaire comme vous pouvez vous en douter étant donné le titre de l’histoire, la bonté et la générosité débordent de ce garçon, et c’est sans surprise que l’on constate son amour pour n’importe quel être vivant, il a même pour compagnon, Gelaï, un jeune renard blanc.

Pendant ce temps, Kang Xi, l’empereur chinois de l’époque va apprendre que les actuels dirigeants du Tibet, dont Depa Sangyé Gyatso, le régent du Tibet et conseiller du Dalaï-Lama, lui ont caché la mort du cinquième Dalaï-Lama et ce depuis des années. Ils se justifient compte tenu de la grande instabilité de l’époque, mais qu’à ne cela ne tienne, l’empereur leur somme de présenter la nouvelle réincarnation de l’être qui incarne « L’océan de sagesse ».

Alors que nos trois enfants profitent des meilleurs moments de la vie et observent de leurs grands yeux le monde qui les entourent, le destin de lobsang se met en place.

dalai5La tâche de Depa Sangyé Gyatso ne va pas être sans soucis, intrigues et guet apens vont se succéder, car le grand mongol Khossud Khan Lkhazana depuis longtemps des vues sur les terres tibétaines, et seule la présence du Dalaï-Lama retenait sa main. Il va donc tout faire pour le sixième Dalaï-lama n’accède pas à son poste.

dalai3Comment ne pas être séduit avec tous ces éléments dans une seule et même aventure. Rappelez vous combien les aventures de Marco Polo ont pu abreuver votre imaginaire d’enfant, en partant aux confins de l’orient, découvrant une culture riche en couleurs et en histoire.

Si vous ajouter à cela toute la beauté graphique de l’album, avec quelques grandes pages illustrées qui renforcent le côté contemplatif et dépaysant, la justesse des émotions dans l’écriture, et toute la poésie qui émane de la philosophie bouddhiste: « sous le charme » je vous dis qu’il est le grand libraire.

exposition feiLe petit plus? Les éditions Feï vont organiser une exposition dans leurs locaux du 03 novembre au 6 décembre en présence de l’illustrateur Zhao Ze le jour de l’inauguration. Et si cela ne vous convient pas l’auteur sera également présent au festival Quai des bulles à St-Malô qui se tient du 28 au 30 octobre, ou encore le 6 novembre il sera également présent au festival du livre asiatique à Paris. Quoi il vous en faut encore ? Allez, on vous rajoute, mais bien parce que c’est vous, le festival BD Boum à Blois les 18 & 19 novembre.

Bonne lecture et bon voyage à celles et ceux qui se laisseront tenter Par le sixième Dalaï-Lama de Guo Qiang & Zhao Ze des éditions Feï.

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Tokyo vice

tokyovicecouvTokyo vice ? Tokyo vice ? est-ce là un guide touristique pour pervers Tokyoïte que je me propose de vous présenter cette fois ? Non point ma mie (et je ne critique en rien les tricots de ma grand-mère). Tokyo vice est l’une de mes lectures du début de l’été que je souhaiterais partager avec vous.

La librairie est en effet un lieu pour l’échange (je reste dans le graveleux là), si nous prenons plaisir à vous présenter les titres que nous avons en magasin, et encore plus nos coups de coeur, nous apprécions tout autant ce que vous pouvez nous faire découvrir, et comme nous terminons l’été, que c’est encore un peu les vacances, voici trois conseils de lecture que vous m’avez faits et que j’ai grandement aimé. Ce ne sont pas des bandes dessinées, mais nous ne sommes pas sectaires, et je suis plutôt adepte de la philosophie de feu Terry Pratchett qui reliait toutes les bibliothèque entre-elles, alors pourquoi pas les librairies par la même occasion et vous inciter à vous rendre chez nos confrères.

Tokyo vice est le premier titre publié par une nouvelles maison d’éditions fondée par la famille Marchialy, c’est une oeuvre traduite de l’américain, écrite par Jake Adelstein.

Jake Adelstein a grandi en partie et a suivi ses études de journalisme sur place. A la sortie de celles-ci, il était et restera sûrement le seul Gaijin à avoir été embauché par le plus grand quotidien du japon, et se verra confier le suivi des affaires policières. Une spécificité (et vous découvrirez en lisant ce livre qu’il y en a un sacré paquet) de ce poste, c’est que vous êtes assignez à un quartier, et chacun à son propre commissariat, et à un type d’affaires, moeurs, traffic, prostitution (pour celle-ci, les particularités sont réellement surprenantes)… Le contenu de ce livre va vous amener à découvrir pourquoi et comment, au bout de plus d’une vingtaine d’année, Jake Adelstein n’a pas eu d’autre choix que de quitter son travail et de quitter le pays. Pour vous faire saliver un peu, l’histoire débute avec un entretien entre Jake Adelstein, accompagné de l’un de ses amis policiers en qualité de témoin et passablement de sauf-conduit, et deux membres de l’une des branche du plus grand gang de Yakuzas du Japon, une filière particulièrement violente à qui l’on impute un grand nombre d’assassinat, et qui lui conseil fortement de ne pas publier son prochain article, auquel cas, lui, suivi de toute se famille et de tous ses amis (sans exagérer) viendront à disparaître de la surface de la terre et de toutes les mémoires, rien que çà.

Ce livre est pourrait être l’un des meilleurs polars que j’ai pu lire, si ce n’est que tout au long de ma lecture je me rappelais sans cesse que tout cela est vraiment arrivé, et Jake Adelstein est un très bon journaliste, en tout cas un très bon narrateur, pour que toute la somme de détails me rende particulièrement intime son expérience, et je tenais à dire un grand merci à la personne qui me fait découvrir ce livre et particulièrement aux éditions Marchialy pour l’avoir publié. Il se trouve que j’en avais entendu parlé au préalable lors d’une émission de Tracks sur ARTE.

futu.recouvPour la suite je reviens une nouvelle fois vous faire la promotion de la fameuse maison d’éditions nantaise L’Atalante, avec un nouveau titre de Dmitry Glukhovsky, l’auteur de Métro 2033/2034 et bientôt 2035, et Sumerky. Cette fois c’est FUTU.RE, un récit de Science-Fiction incontournable, et si vous ne l’appréciez pas, vous fera un gros, même très gros cale-pied pour le canapé.

Si vous n’avez jamais testé la S.F. Russe en littérature, essayée la vous devriez y trouver votre compte. Mes premières impressions en lisant FUTU.RE, un savoureux mélange de Brazil, Blade Runner, L’âge de cristal ou encore Soleil vert, cela fait un sacré mélange, mais les références sont amplement justifiées.

metrocouvNous sommes donc dans le future, dans Notre future, la civilisation s’est développée et s’est étendue sur la quasi totalité du globe. Les cités sont démesurées, et les tours qui peuvent atteindre un kilomètre de circonférence à leur base, montent au-delà des nuages. Bien entendu la fracture sociale, la fameuse existe toujours, mais dans sa grande générosité, l’élite a offert un bien des plus précieux à l’humanité: l’immortalité. Si vous prenez bien sagement vos petits cachets, la jeunesse éternelle s’offre à vous. En contre-partie, pour des raisons bassement de surpopulation, vous devez faire une croix sur toute éventualité d’avoir des enfants, sauf sous contrôle bien réglé, pour qu’un nouvel être puisse voir le jour, quelqu’un doit laissé sa place, et pour les contrevenants, c’est l’un des parents qui doit se porter volontaire.

Matricule 717 fait partie de la Phalange, ce groupe d’intervention, dont tous les membres portent le même masque, ce qui renforce le sentiment de crainte qu’ils imposent à chacun, et ils sont chargés de débusquer toute personne dérogeant à la loi, et à  inoculer le virus qui fera que vous mourrez de vieillesse accélérée, et traité tel un pestiféré, vous serez cantonnez dans un mouroir dans les bas-fonds les plus reculés, histoire de ne pas choquer le regard de ceux qui acceptent ce monde aseptisé. Lorsque matricule 717 va être convoqué par un sénateur bénéficiant de l’une des place de choix dans cette société, et qui lui propose une mission spéciale, accompagnée d’une promotion sans équivalente, son destin va se mettre en place, et une autre vision de ce monde idéal va lui éclater au visage. Ce livre est tellement prenant que je l’ai dévoré en deux jours, j’ai particulièrement aimé la vision du monde demain que Dmitry Glukhovsky a développé, la richesse de son écriture, l’alternance entre la partie contemporaine et les souvenirs de matricule 717 au cours de son enfance, et un passage en particulier, celui qui se déroule dans la cathédrale de Strasbourg, car si le monde est entièrement modifié, on a toutefois conservé quelques vestiges de notre passé sous verre.

ferocecouvEt pour finir, une perle qui combine jubilation, richesse d’écriture, personnage déjanté et scènes toutes plus surprenantes les unes que les autres: Féroces infirmes retour des pays chauds de Tom Robbins, aux éditions Gallmeister. En lisant ce livre, j’ai retrouvé la même BONNE impression que lorsque j’ai lu pour la première fois La conjuration des imbéciles de John Kennedy Toole, c’est à dire un réel plaisir à plonger dans le livre, à me marrer tout seul dans mon coin, et à ne pas vouloir que le livre se termine trop rapidement.

Switters est un agent de la CIA, pas le côté le plus doré du blason, ni l’exemple évident de l’agent secret à la James Bond, plutôt un agent de liaison qui se considère un peu comme un livreur mais au quatre coins de la planète. C’est le gars qui a débarqué dans cette institution carrément représentative de la culture Américaine justement parce qu’il est complètement anticonformiste, et quoi de mieux placé qu’un organisme financé par l’état, qui peut se permettre les dérives les plus saugrenues et ce à travers le monde. Il n’empêche que pour l’heure, c’est sa grand-mère, Maestra, qui l’a élevé plus que ses parents, et qui est très certainement la retraitée la plus radicale en terme de hacking informatique que vous croiserez pour encore une ou deux générations, qui vient de lui demander un « petit » service.

La vieille dame a passé de nombreuses années en la compagnie de Sailor Boy, un perroquet exotique, qu’elle aimerait bien voir finir ses derniers instants de vie au fin fond de la forêt équatoriale. Quoi de plus simple, lorsque vous connaissez un sacripant qui a l’opportunité de voyager au coeur même de pays sous la coupe de juntes militaires, ou encore de joyeux groupuscules guérilleros, de ramener votre oiseau dans son milieu naturel, d’autant plus lorsque vous avez le moyen de faire chanter le jeune homme en question. Oui, car ce n’est pas le perroquet qui vous chanter, en règle général, ils ne font que parler, et celui-ci ne sait dire qu’une chose: « people of the world, relax !« . ce voyage réserve maintes et maintes surprises pour Switters, et une non des moindres, juste un sort lancé par un shaman en plein milieu de la jungle qui lui interdit dorénavant, sous peine de mourir dans l’instant, de poser le pied au sol.

La trêve estivale touche à sa fin, et les nouveautés vont pleuvoir comme aux belles heures de la plus belle mousson, donc profitez bien de vos derniers jours de vacances et j’espère vous avoir donner l’envie de vous précipiter chez votre libraire le plus proche.

 

 

Batman vs Superman… l’affrontement

 

Batman et Superman, les deux grandes vedettes de DC Comics s’opposent depuis la nuit des temps.

SupermanL’un représente la lumière et l’espoir et l’autre nos peurs et nos parts d’ombres.

Superman veut croire en l’humanité, il veut croire que nous avons tous une part de nous qui veut faire le bien. Il représente la droiture, la force infaillible et notre foi en la justice. Derrière ses lunettes,  Clark Kent représente tous les gens que l’on juge au premier regard. Tous ces gens qui croient aux lendemains meilleurs. Superman lui est la représentation moderne du Messie. Très souvent critiqué pour son côté naïf, il devient un sujet casse-tête pour tous les scénaristes qui veulent  le confronter à un Némésis à sa auteur. Mais ceux qui aiment Superman savent que ce n’est pas l’être surpuissant qui compte chez lui mais sa vulnérabilité humaine. Et sa foi inéluctable en l’espèce humaine, à qui il veut appartenir malgré ses origines. Plus que Superman, Clark Kent est le bon copain pas excellence.

Batman-by-Alex-RossBatman lui représentent tout notre part d’ombre, nos peurs des uns et des autres. Mais également notre vulnérabilité et notre mortalité. Sous l’image du Batman se cache finalement rien de plus qu’un homme. Un homme riche, rusé et d’une grande intelligence, mais ni plus ni moins qu’un homme derrière un masque avec tous les défaut de l’humanité. Il est l’inverse de Superman, ne faisant confiance à personne, il cherche toujours à avoir un coup d’avance sur les autres, les espionne. Mais ses défauts font également ses qualités. Batman est le reflet de notre imperfection. C’est pour cela que beaucoup plus de personnes s’identifie plus facilement à Batman : un homme imparfait mais qui lutte à sa manière aux cotés des plus grands. Il a le courage et l’audace que nous voudrons tous avoir pour tenir tête aux autres.

Ni plus ni moins que le Ying et Yang de Dc Comics, Batman et Superman sont deux pièces d’un même puzzle. Rien de plus normal que les faire s’affronter. Un rêve de gosses, qui se chamaillent dans la cours de récré pour savoir qui de Superman ou Batman gagnera. En 1986 Frank Miller rend ce rêve accessible dans les pages de The Dark Knight Returns. Une oeuvre majeure qui laissera à jamais son empreinte dans l’histoire du Comics.

batman miller

Round 1 :

batman-the-dark-knight-returns-dvdBatman The Dark Knight Returns : le premier véritable affrontement entre Superman et Batman. Pour avoir plus de liberté d’écriture et d’opinion Frank Miller décide de nous projeter un dans une futur chaotique où Batman a raccroché les gants depuis quelques années. Et malgré les années d’intervention de Batman, Gotham est un ville qui reste pourrie de l’intérieur où la terreur règne en maître. Certains défendent encore les idées du chevalier noir. Mais Bruce Wayne est et restera à jamais le Batman et fera donc sont grand retour à Gotham malgré son âge. Frank Miller offre une version très sombre du Batman. Rongé et détruit par la mort de ses parents, il est depuis pris dans un vendetta infernale et sans fin, où Bruce Wayne ne peux plus exister sans Batman.  Frank Miller exploite également à merveille la relation conflictuelle entre les deux opposés que sont Batman et Superman. Faisant dans ce futur de Superman un toutou à la solde du gouvernement, Miller crit sont amour pour le Batman et libère sa part d’ombre. Nous offrant un final à couper le souffle avec ce duel mythique entre Superman et Batman, pour la première fois Batman semble crédible face à Superman, l’homme face au dieu. Largement repris dans le nouveau film « Batman v Superman », Batman porte la même armure que dans la BD pour affronter le dernier fils de krypton. Ne vous méprenez pas : le film ne raconte pas la même histoire mais s’imprègne de l’atmosphère de Miller. The Dark Knight Returns a posé les pierres d’un nouveau Batman, celui que l’on connait aujourd’hui plus sombre et plus controversé. Et cet album reste l’un des plus beaux chefs-d’oeuvre de Frank Miller, tant du point de vu graphique que scénaristique. Un indispensable car c’est de cet album et de Year one du même Frank Miller que le Batman de Tim Burton a vu le jour au cinéma et que la série animée des années 90 a explosé sur nos petits écrans.

Bilan (Attention Spoiler de la BD) : Superman c’est pris une sacré raclée, mais gagne quand même le combat, même si dans l’esprit de tout lecteur le grand gagnant est Batman. (Avantage pour Superman).

A découvrir également la suite de ce récit : Batman Strike Again et Batman Master Race (Suite beaucoup plus discutable, mais vous pouvez vous faire votre avis)

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Round 2 :

batman-silenceBatman Silence : voilà un autre album qui voit Batman affronter Superman. Alors que Batman enquête sur le mystérieux Silence, Superman va se mettre sur sa route. Envoûter par Poison Ivy, Superman va devenir un garde du corps pour la belle plante. Un duel mémorable, sous de crayon de Jim Lee l’un des meilleurs dessinateur de notre époque au sommet de sa forme. Batman va se servir pour la première fois de l’anneau de Kryptonite que lui a confié son ami Clark Kent.

Bilan (Attention Spoiler de la BD) : Une fois  de plus Batman ne peut rivaliser au corps à corps avec Superman. Pas même avec un anneau de kryptonite. Mais Batman va quand même gagner ce duel par la ruse. Il va demander à Catwoman de menacer Lois Lane et de la jeter dans le vide. Face au choix cornéliens de laisser mourir Lois Lane ou d’affronter Batman, Superman va reprendre ses esprits. (Avantage pour Batman)

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Round 3 :

justice-league-tome-1Justice league : En 2012, Dc Comics relance tout son catalogue de Super-héros avec les « News 52 » (rebaptisé en France « Renaissance »). L’occasion pour tout lecteur néophyte de plonger dans cette univers riche, sans rien connaitre de nos héros. Certaines séries suivent leurs cours comme le Batman de Snyder et Capulo qui ne revient pas aux origines du héros et d’autres comme Justice League qui sous le trait d’un dessinateur super star (Jim Lee) et d’un faiseur de miracle (Geoff Johns, scénariste qui a relancé Green Lantern et fait les beaux jours de DC Comics  avant les News 52), qui vont ré-écrire complètement sous un nouvelle angle radicalement plus moderne la « Justice League ». Cette ré-écriture est donc l’occasion de nous montrer la première rencontre entre Batman et Superman. Batman enquête avec Green Lantern sur l’apparition de monstres étranges et la piste va les mener à Métropolis. Je vous laisse imaginer la suite. Batman étant à cette époque considéré comme un hors-la-loi et Superman comme une forte tête, la rencontre sera des plus explosives, nous offrant au passage une bonne petit scène d’affrontement dont Jim Lee a le secret.

Bilan :  (Attention Spoiler de la BD) Vous l’avez deviné bien sûr, ils vont vite faire la paix et faire équipe pour sauver le monde. (Avantage à Superman qui se ballade face à Batman, Green Lantern, Flash et rappelle qui est le taulier)

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Round 4 :

batman-tome-7-300x460Batman – 7 – Mascarade (Scott Snyder et Greg Capullo) : après Poison Ivy, c’est au tour du Joker de posséder Superman dans la saga End game (fin de partie). Le Joker va mettre à se botte toute la Justice League pour plonger Gotham à feu et a sang. Et Batman reste notre dernier rempart. Heureusement que notre parano de service a une longueur d’avance sur ses camarades. Et c’est Greg Capullo qui nous livre un combat titanesque entre un Superman au sourire flippant et un Batman vêtue d’une armure chauve-souris.

Bilan : Victoire de Batman (Nous sommes dans un comics qui porte son nom) mais pas sans mal. (Avantage à Batman)

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Round 5 :

superman-red-sonSuperman Red Son (Mark Millar et Dave Johnson) : Quand Mark Millar le créateur de Kick Ass, joue avec Superman vous imaginez bien que vous n’allez pas lire du Superman classique. Toute l’idée de Millar étant de dire « et si Superman était tombé en Russie au lieux de l’Amérique ? » Une idée géniale ! Oubliez les Superman pro-américain patriote, mais imaginez un Superman communiste… Un Wath if… (Et si…) incroyablement bien réussi où tous les personnages de l’univers DC Comics vont voir leur vie changer. Surtout Batman qui deviendra le leader du mouvent anti-superman chez les Russes. L’occasion d’un nouvel affrontement entre les deux personnages.

Bilan : Après de nombreuses stratégie Batman s’incline face à Superman. Mais pas sans un départ explosif (Avantage à Superman)

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Round 6 :

injustice-tome-2Injustice (Tom Taylor et Jheremy Raapack) : si on m’avait dit que j’aimerais un scénario issu d’un jeu vidéo ! Injustice utilise un concept simple : Superman perd Lois Lane et décide de faire régner sa justice sur la monde sans respecter les règles des humains, en imposant une paix et ne laissant plus de seconde chance à ceux qui ne le méritent pas selon lui. Un récit qui va voir le monde divisé en deux. D’un côté, la team Superman et de l’autre team Batman. Derrière ce scénario qui est un énorme prétexte pour voir s’affronter tous les héros de l’univers DC, Tom Taylor développe une incroyable histoire de l’univers DC Comics. En modifiant les idées de chaque personnage, il crée ainsi une nouvelle ligne temporelle et un nouveau mythe. Et contrairement aux apparences, un magnifique récit riche et construit. Petite déception, Urban Comics l’éditeur français surfant sur le succès du jeu vidéo a décidé de faire des couvertures avec des visuels du jeu vidéo pour les 2 tomes, ce qui n’est pas très beau.

Bilan : Il était inévitable dans l’univers d’injustice que Batman se retrouve face à Superman. Pour le choc des titans, cette fois c’est la batcave qui sert de lieux de ring. Si Superman montre vite sa suprématie et sa surpuissance, ce sera finalement Alfred qui corrigera le dernier fils de Krypton (Avantage à la team Batman)

Pour conclure 3 avantages pour Superman et 3 avantages pour Batman. Match nul. Mais ces deux là non pas fini de se disputer. Alors choisissez votre camp !

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