Chers vous, oui vous lecteurs de nos coups de coeur, vous qui le lisez maintenant, et que ce « maintenant » soit au moment ou cet article vient d’être publié, ou bien que ce « maintenant » se situe dans quelques années, auquel cas il ne faut pas tenir compte de mes repères temporels évoqués dans l’article. Nous sommes à la rentrée éditoriale 2019/2020 et c’est l’occasion pour moi de remettre en avant deux/trois titres du début d’année et certains qui viennent d’arriver qui vous donne l’impression de mourir moins con, ou qui agrémenteront vos discussions d’une prochaine soirée entre amis ou chez l’ambassadeur du coin de la rue.
De la Vierge à Vénus de Patrick Chambon aux Impressions Nouvelles. (Artemisia de Nathalie Ferlut & Tamia Baudoin collection Mirages aux éditions Delcourt – La vision de Bacchus de Jean Dytar collection Mirages aux éditions Delcourt).
Soutenu par un travail graphique exceptionnel (si, si), voici un ouvrage qui nous propose un regard sur l’évolution de la peinture consacré à la représentation féminine par les peintres mais également sur le regard des spectateurs devant les tableaux. Au même titre que l’émission D’art D’art, l’approche est très accessible pour les néophytes, et permet d’éveiller la curiosité de creuser un peu plus le sujet. Je me permets par la même occasion de remettre en avant deux autres ouvrages s’inspirant pour le coup de personnages et faits réels, mais qui disséminaient quelques clés de compréhension techniques.
A la recherche de Moby Dick d’après Herman Melville, Isaac Wens & Sylvain Venayre chez Futuropolis.
C’est le 200 ème anniversaire de la naissance de Melville en cette année 2019, et les auteurs reconnaissent eux-même que voici une énième adaptation de ce titre majeur de la littérature, mais pour le coup, j’avoue avoir eu une belle surprise à la redécouverte de cette oeuvre. En effet nous allons suivre une journaliste de France Culture allant à la rencontre de spécialistes et qui va retracer l’historique de ce livre ainsi que tous les éléments qui le composent. Vous avez donc en alternance, les rencontres et discussions qui vous amènent les éléments d’informations que vous découvrirez peut-être, voire même sûrement, avec l’adaptation en Bande-Dessinée de l’histoire elle-même, mettant en évidence ce qui vient de vous être expliqué. Pour exemple, on y apprend les intentions premières de Melville derrière son oeuvre, le fait qu’il a fallu attendre 90 ans avant sa traduction, la symbolique du cachalot dans diverses écritures… une mine d’informations je vous l’assure. Et pour agrémenter tout ça le dessin colle parfaitement, à mon humble avis, à une adaptation de roman d’aventure.
El commandante Yankee de Gani Jakupi collection Aire Libre aux éditions Dupuis. ( La baie des cochons – Rendez-vous avec X (France-Inter), Dobbs & Mr Fab, Comix Buro éditions ).
L’histoire vraie de cet américain, William Morgan, qui est allé se battre auprès des révolutionnaires cubains, tout comme certains avaient rejoint les républicains en Espagne. A noter qu’au même moment est paru une adaptation en bande Dessinée de l’émission de France-Inter Rendez-vous avec X, et le deuxième n° était consacré à l’affaire de la baie des cochons, ce qui permet de faire un beau complément d’apport d’informations. El commandante Yankee bénéficie d’un dossier complémentaire à la fin de l’album, avec même parfois la réaction de certains survivants à la réalisation de cet ouvrage. Personnellement je trouve ce travail assez exceptionnel et m’a réellement apporté un regard nouveau sur un sujet que je croyais avoir déjà abordé sous différents points de vue.
Ceux qui construisent des ponts, Alfonzo Zapico aux éditions Futuropolis. (Eduardo Madina, homme politique socialiste et survivant d’un attentat de l’ETA en 2002. Fermin Muguruza leader du groupe punk Kortatu).
Un échange autour d’un verre de deux individus ayant des parcours et des points de vue différents de l’histoire du Pays Basque, mis en image par Alfonso Zapico. Un échange très instructif sur l’expérience de chacun, leur vie, leur engagement, mais surtout la volonté de vouloir construire une société où chacun aurait sa place dans un pays qui a subi au cours de son histoire suffisamment de péripéties qui ont marquées et scindées en plusieurs morceaux ses habitants.
C’est aujourd’hui dimanche, Mary Aulne & Clémentine Pochon aux éditions Les enfants rouges.
C’est en se baladant à proximité de chez elle que l’auteur a découvert un pan de l’histoire de sa région mais également de la France dont on a eu tendance à vouloir faire disparaître des mémoires. Bien souvent on accentue le fait que chez nos voisins allemands, ceux qui vivaient à proximité des camps de concentration ne pouvaient pas ne pas savoir. Dans ce cas présent, c’est la même chose, et parfois, les habitants participaient au fonctionnement de l’un des 2 camps de concentration présents sur le territoire français qui ne regroupaient que des femmes, résistantes, juives, tziganes, homosexuelles… C’est en découvrant une toute petite stèle commémorative qu’elle a décidé de creuser en profondeur et tenter de retrouver des témoins encore vivantes et de leur consacrer ce devoir de mémoire.
Le théorème funeste, Alexandre Kha, éditions Tanibis.
Un regard original sur l’histoire de l’évolution des mathématiques et d’un théorème en particulier, qui a marqué plus d’une vie de mathématiciens. personnellement, j’ai découvert qu’il n’y avait pas 1 mais 2 Pythagore, et que c’est au deuxième que l’on doit le fameux théorème. On y apprend les ramifications entre les observations de la nature déclinant sur la géométrie au développement de l’algèbre. Même si l’on se doute de l’implication de certains de ces hommes qui ont consacré leur vie à leur passion, mais parfois jusqu’à y laisser leur santé.
Là où nos pas nous mènent, Jérôme Bouquet, éditions Fllbl.
Je fais une légère entorse à ma thématique, mais au coeur de cette histoire, on revoit tout de même la migration des peuples primitifs, leurs croyances et révérences face aux éléments de la nature. Comment ils passèrent à la sédentarité, ou bien obligés face à l’hostilité d’autres tribus, obligés de reprendre la route. L’apparition de l’agriculture, le développement d’outils, mais surtout dans le cas présent, l’utilisation de ce qu’ils ont à portée de main pour développer des instruments de musique. Un très chouette dessin au bénéfice d’une histoire originale, un très agréable moment de lecture dans tous les cas.
A partir de la semaine prochaine, l’avalanche de nouveautés se fera sentir et ce jusqu’à Noël, et cette année encore, votre portefeuille ainsi que vos étagères vont le sentir passer.



































































Hello, outre ce petit clin d’oeil à ce truculent film de Terry Gilliam, aujourd’hui je vous propose de revoir votre vision des bandits, car si leurs actes pouvaient être condamnables, il faut également tenir compte du parcours qui les a amener à ce choix de vie, si on peut parler de choix, ce qui bien évidemment n’excuse pas tout.
Claire Fauvel nous propose le portrait de Phoolan Devi, reine des bandits aux éditions Casterman. Cette femme était déjà présentée dans le tome 2 de Culottées de Pénélope Bagieu qui reste pour moi une très bonne base de sources avec ses différents portraits pour se tourner ensuite vers des oeuvres plus importantes consacrées à ces femmes.
Elle est mariée à 11 ans, voit comment sa famille est dépossédée du peu qu’elle a, est rabrouée tout au long de sa vie de part sa condition sociale et de son statut de femme, subira plusieurs viols tout au long de sa vie. On comprend la haine qu’elle aura face à ses êtres sans scrupules et sa volonté de leur faire payer.
L’autre personnage mis en avant à l’occasion de cette rentrée n’est autre que Jules Bonnot dans l’album La bande à Bonnot de Pierce, Moravn, Vogel & Futari aux éditions Glénat.
Ces attaques et ses actions sont célèbres de par les différentes adaptations à l’écran, et c’est surtout ses actes de violence qui étaient mis en avant. Mais aujourd’hui l’accent est mis sur les conditions particulières qui ont amené Jules Bonnot à se tourner vers le grand banditisme, voire même à en donner une définition de ce qui sera le procédé: braquage à main armée + fuite en voiture.
Là encore, les auteurs ont réussi leur pari, le dessin donne une très chouette ambiance flirtant avec les meilleurs récits policiers. Il y a eu d’autres bons albums dans ces 2 premières semaines de sorties et n’en doutez pas, il va y en avoir plein d’autres à venir. Bonne lecture.
Chers amis lecteurs, n’allez surtout pas imaginez que l’on vous délaisse ou bien que l’on se repose sur nos lauriers, mais il faut bien reconnaître que cela fait déjà un moment que l’on a pas partagé nos coups de coeur sur notre site. Il ne tient qu’à nous de nous rattraper et de vous dévoiler ce que vous auriez pu rater.
Pour commencer, Grégory Panaccione, le co-auteur de l’énorme carton Un océan d’amour (avec W. Lupano), mais aussi de Chronosquad, Match, Toby mon ami, Âme perdue et Qui ne dit mot (avec l’humoriste S. de Groodt), il est de retour juste avant l’été avec: Mini & Super VIP – Le mystère du Va-et-Vient, de Bozzetto & Panaccione, dans la collection Métamorphose aux éditions Soleil.
Il n’empêche que pour remonter le moral, on peut compter sur des personnages emblématiques, des modèles pour chacun d’entre nous de courage et d’abnégation LES VIP, Mini & Super. Depuis l’aube des temps, leurs gènes se sont transmis de générations en générations afin qu’ils puissent aider l’humanité de par leur pouvoir hors du commun.
Et si aujourd’hui Super VIP est le parfait exemple d’une force Herculéenne, d’une résistance à toute épreuve, d’une capacité à défier les lois de la gravité etc, etc… Mini VIP quant à lui est le plus parfait représentant de la faiblesse incarnée. Oh en tant que super héros, il peut tout de même sous le coup d’une énorme, que dis-je, d’une COLOSSALE concentration lévité à quelques centimètres du sol sur… ben… quelques centimètres de longueur. Mais qu’à ne cela ne tienne, il ne perd pas courage et tente à tout pris d’inventer la machine de ses rêves qui lui permettra d’égaler les pouvoirs de son frère.
Comme je vous le disais, le moral est au beau fixe, alors que Mini VIP essaye de ne plus être un looser, le seul super héros sur lequel tous nos espoirs reposent, Super VIP, lui est en pleine déprime, sa petite amie la quitté, et depuis il est incapable de mener la moindre mission à bon terme. C’est dans cet état de fait que Mini VIP va trouver une espèce de lampe torche, Le va-et-vient, qui ne marche pas, bien évidemment, du moins pas comme il s’y attendrait, et qui est liée au plus grand de tous les périls qui menace notre planète: une créature extraterrestre prépare de longue date une invasion de notre monde pour y élever ses rejetons. Si on ajoute à ça, le tournage du dernier
Le carton plein du succès pré-estival n’est autre que: Il faut flinguer Ramirez – Acte 1, de Nicolas Petrimaux aux éditions Glénat. A peine sorti qu’il a déjà été réédité, il a été mis en avant par un grand nombre de libraires et d’articles l’encensant et pour cause: il est d’une efficacité redoutable.
Lorsque nous l’avons reçu au milieu des nouveautés au fond du carton, il nous tout de suite fait de l’oeil avec sa couverture d’un orange bien chaud correspondant tout à fait à l’idée que l’on se fait de l’atmosphère Texane, la chaleur, la luminosité, la moiteur ainsi que les esprits rapidement mis à vif.
Ramirez est capable de prouesses pour tenir les délais, exiger le meilleur de la machine, et ce malgré un petit chef juste au-dessus de lui qui lui en fait voir des vertes et des pas mûres. Il a une autre particularité: il est muet; donc en règle générale, il n’est pas une source de nuisance sonore pour ses collègues, d’autant plus qu’il est doté d’une réserve et d’une discrétion à toute épreuve.
Seulement pour faire de l’histoire de Ramirez un bon polar, il faut rajouter un ou deux ingrédients supplémentaires et si possible, bien pimentés, du genre, un duo de braqueuses qui vient de débarquer en ville, mais surtout la mafia mexicaine qui semble-t’il porte un intérêt tout particulier à notre représentant en aspirateurs, au point de vouloir le voir assez rapidement, et si possible d’une manière brutale et exemplaire.
Mon petit dernier, dans la lignée directe de Cowboy Bebop et de Samouraï Chamùploo: Renjoh Desperado de Ahndongshik aux éditions Kurokawa.
Un savant mélange de Western et de culture nippone, on y retrouve entre autre quelques créatures du patrimoine fantastique, dans la première histoire du deuxième volume qui vient de sortir, l’histoire se base sur un classique de la littérature fantastique avec des Tanuki qui prennent l’apparence d’humains et tendent un piège aux voyageurs esseulés en leur faisant croire qu’ils arrivent dans une auberge alors que c’est une maison abandonnée.
On s’y bat aussi bien à coup de sabre qu’à coup de Winchester, et notre héroïne, Monko, a, tout comme Guts dans Berserk, un canon à la place du bras gauche. Le design des personnage va chercher dans tous les genres, donc on ne s’étonne pas d’avoir des samouraïs avec une coupe « afro ».
Monko est un loup solitaire, on découvrira au fur et à mesure de l’histoire dans quelles conditions elle a perdu son bras. pour le moment vous n’avez juste à savoir qu’elle est à la recherche de l’amour de sa vie, et les beaux ténébreux vont se succéder sur sa route, pour leur plus grand malheur car cette femme fatale, l’est surtout pour la scoumoune qu’elle se trimbale et qui bénéficie toujours à autrui.