Un peu de sobriété

Je vous aurais volontier présenté 3 mangas:

1-Red Eyes t12, que j’ai dévoré en un rien de temps, mais malheureusement l’éditeur ne réimprimant pas les tomes 8 & 9, j’ai retiré la série des rayons car même dans le réseau d’occasions, cela m’étonnerait fort que vous puissiez mettre la main dessus et pourtant, avec un personnage que l’on appelle « Génocide », un beau poème s’offrait à vous.

2-Rainbow t21, seulement je n’ai toujours pas réussi à convaincre mes 2 zigottos de camarades à placer la série dans nos rayons, à croire que l’histoire de pauvres orphelins dans le Japon de l’après guerre ne les émeut pas, « sans-coeur » va.

3-The Arms Peddler t2, mais celui-ci je lui ai déjà consacré un article il y a peu à l’occasion de la sortie du tome 1.

Tous trois ont l’avantage de faire partie de mes lectures de chevet et de m’apporter grande satisfaction, tant graphique que narrative. Non pour l’heure, mon article portera sur trois récits qui ont suscité tout mon intérêt, deux d’entre-eux plutôt historiques, ce qui n’est pas toujours ma tasse de thé, l’autre tout simplement parce que c’est le tout nouveau Schuiten, et ô combien j’aime son travail.

Ce nouvel album est un récit complet et l’on y retrouve le même genre de récit que l’on est habitué à lire dans la série Les Cités Obscures, bien que celui-ci n’en fasse pas partie: La douce (12). Ed° Casterman.

Comme à chaque fois, le dessin  de François Schuiten témoigne d’un amour pour son sujet, en l’occurence une locomotive qui appartient au patrimoine historique des chemins de fer Belge, mais également pour son personnage principal, un cheminot qui a consacré sa vie pour sa belle : la Type 12.

Nous sommes à un moment crucial de leur avenir à tous deux, le pays a besoin de métaux afin de reconstruire le pays.

Le public soucieux de sa sécurité et de la prestation que l’on peut lui proposer commence à être séduit par ce nouveau transport: le Téléphérique. Et face à la baisse de travail, certains quittent la « famille » du rail pour ces nouveaux postes bien moins fatigants.

Léon Van Bel est le genre d’homme simple, le travail doit être bien fait, la locomotive doit être nickel, les hommes doivent être droits. Et c’est une rencontre avec cette jeune femme qui chaparde des pièces de métal qui vont l’amener à se dépasser et à se donner à cette Folie Douce. François nous offre du rêve dans une chronique humaine et sociale.

Un nouveau petit bijou pour les éditions Les Arènes avec La Pieuvre -14 ans de lutte contre la Mafia– de Manfredi Giffone, Fabrizio Longo et Alessandro Parodi. De la fin des années 70′ aux débuts des 90′, voici l’histoire de la mafia Sicilienne, de celle où les familles se déchirent, où les juges sont assassinés et le pays tremble face au pouvoir tentaculaire de l’organisation.

L’album relate toute une succession de faits déterminants dans l’histoire italienne et joue sur les effets narratifs.

Ils utilisent tout un bestiaire animalier pour tirer les portraits des protagonistes.

Le narrateur, Mimmo Cuticchio est un professionnel du théâtre historique Italien et joue du côté traditionnel du théâtre populaire pour nous amener l’histoire, pour sensibiliser les adultes sans pour autant effrayer les plus jeunes.

Le trombinoscope rajouté en fin d’album vous complète les informations d’une bonne partie des personnages que l’on croise au court du récit, ce qui en fait un réel objet d’investigations.

 

Parmi les films qui m’ont marqué enfant, il y avait Sacco & Vanzetti de Giulano Montaldo (1971) avec la fameuse interprétation de la musique du film par Joan Baez écrite par Ennio Moricone. Du coup, j’ai toujours été curieux d’en apprendre de temps à autres plus sur l’histoire de ces deux hommes qui sensibilisa le public à travers le monde et qui fut utilisée de bien des manières par bon nombre de mouvements, d’associations, de politiques…

Florent Calvez nous propose American Tragedy, l’histoire de Sacco & Vanzetti, chez Delcourt dans la collection Mirages.

Un après-midi d’un 27 Août, un grand-père joue aux dames avec son petit fils dans un parc de New-York. C’est la date anniversaire de la mort des deux italiens, et notre vieux bonhomme a croisé l’un d’eux étant enfant. C’est l’histoire d’une communauté, d’un contexte, d’engagements politiques et d’une Amérique pas si idéale que çà.

Florent Calvez a prit un parti pour construire son récit et s’en explique dans sa post-face, tout comme Alan Moore en avait choisit un lorsqu’il écrivit From Hell.

L’oeuvre réalisée a déjà le mérite du travail de mémoire.

 

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