petites lectures nippones

Voilà de nouvelles opportunités de se mettre au manga avec des histoires en un volume ou bien de nouvelles séries qui débutent.

Katsuhiro Otomo, ce nom vous parle-t-il? Si je vous dit Akira… Quasi toutes les générations connaissent le nom de ce monument du film d’animation. Voici La garde du sultan, co-écrit par K. Otomo et Haruka Takachiho mais illustré par Akihiko Takadera qui possède un trait proche de K. Otomo, donc pas de dépaysement d’un point de vue graphique. Pour le récit en revanche, bienvenue dans trois histoires courtes, la première relatant une succession au sein de la mafia japonaise, la deuxième narre l’histoire de trois jeunes garnements qui souhaitent monter leur propre bande de motards qui vont écumer les rues de la ville et la troisième suit le parcours d’une équipe de la police d’élite japonaise chargée de la sécurité d’un émissaire étranger menacé de mort. Comme ça, elles n’ont rien de très originales, mais elle virent au roccambolesque par des amalgames à la Charlie Chaplin, Buster Keaton ou encore les Blues Brothers: entendez par là un surplus de personnages, véhicules en tout genre, qui débarquent de n’importe où pour s’accumuler au même endroit. Le groupe d’élite est volontairement composé de loosers, la mafia perd le contrôle de ses hommes.

Toujours disponible, Anthology de Katsuhiro Otomo, un ouvrage de récits courts, plus portés sur la S.F. dont l’histoire Memories qui avait été adaptée en court métrage d’animation.

 

Dans la série « les grands noms du Manga », je voudrais… Naoki Urasawa, l’auteur de Monster, 20th Century Boys, Happy et Pluto (rien à voir avec le chien de Mickey). Kana fait paraître cette compilation d’histoires courtes que l’auteur ne souhaitait pas spécialement voir éditer à l’étranger.

Le mal étant fait, profitez de ces histoires légères et drôles, surtout celle de ce policier de quartier, fan de Rock & Roll, qui se fait remonter les bretelles pour sa coupe de cheveux non réglementaire, qui profite de ses tournées de jour pour rameuter du public pour ses concerts de nuit et s’attire les pires catastrophes.

 

Qui dit grands noms du manga, attire aussitôt le Dieu du Manga, celui par qui ce genre s’est créé ses bases, l’humaniste Osamu Tezuka est de retour: voici que nous avons le droit à une deuxième exclusivité cette année, Debout l’humanité il y à quelques mois et aujourd’hui Sous notre atmosphère aux éditionsH.

Plusieurs histoires encore mais toutes dans le même univers, l’occasion une nouvelle fois pour Osamu Tezuka de dépeindre une série de portraits et d’histoires qui montrent la diversité de l’oeuvre du Maître.

Un auteur à découvrir absolument.

 

Debout l’humanité où comment un déserteur se retrouve porteur du gêne de la prochaine race assexuée qui pourra fournir en chair à canon la soif de conquête du reste de l’humanité (en tout cas, celle de ses dirigeants).

Un premier Thriller dans cette sélection, Hideout de Kakizaki Masasumi chez Ki-oon, l’auteur, fan de Stephen King ne souhaitait pas spécialement lui rendre Hommage, mais au moins s’essayer au genre du Maître de l’horreur.

Une petite histoire bien sympathique ma foi, retrouvons un jeune couple qui vient de traverser de terribles épreuves avec la perte de leur enfant (il n’est pas perdu bien sûr, rassurez vous, non , il est juste tombé du deuxième ou troisième étage, en tout cas il y est passé), ils viennent de prendre quelques jours de vacances sur un petie île des mers du sud afin de mettre les choses à plat et peut-être renouer les liens qui s’étiolent suite à l’incident.

Tout commence donc par une petite virée dans la montagne, dans une voiture à sillonner sur une route qui traverse une forêt à la gégétation luxuriante, et paf! (non pas le chien, non), le coup de la panne d’essence, ça au moins c’est original, car c’est vrai qu’une fois marié, on le fait moins souvent, en tout cas à sa femme (ou à son mari, mais là pour le coup, c’est monsieur qui joue les taquins). Je ne vous en dirai pas plus, ni dans quel contexte l’accident du petit est arrivé, ni la suite de l’histoire, par contre la fin, c’est: Ils vécurent heureux et eurent…

Dernier petit recueil d’histoires: Hotel de Boichi paru dans la collection Seinen chez Glénat, encore de la S.F. où l’on débat de l’humanité. Je ne vous présenterai que la première histoire, Louis est le gardien de l’hotel, cette énorme structure perdue dans les glaces de l’Antarctique, vestige de l’humanité aujourd’hui disparue de la surface, mais détenteur de toute trace A.D.N. des espèces animales et végétales excepté… l’Homme.

Louis va vous raconter son histoire, celle de son créateur et de la terre, comment il va s’auto-gérer jusqu’au retour des descendants des humains lorsqu’ils refouleront le sol de leur planète d’orugine.

Une belle oeuvre pleine de symbolisme.

 

 

Et pour finir trois tome 1 pour trois styles différents:

Bienvenue à Suicide Island de Kouji Mori chez Kaze. C’est un manga qui s’adresse à un lectorat Seinen (adulte), dans la lignée de Battle royale, Higanjima l’île des vampires ou encore Doubt-Judge; entendez par-là que vous vous retrouvez avec un groupe d’individus mis dans une situation destabilisante: isolés, confrontés à une tension de tout instant, se méfiant les uns des autres… en bref les amis idéals pour partir en vacances sur une île coupée du reste du monde.

En fait de vacances, Sei (le personnage principal) se réveille sur une plage inconnue en compagnie de personnes dont il ignore tout également. Nous sommes dans un Japon qui, à la vue de la montée en flêche des tentatives de suicide, a décidé de ne plus venir en aide aux récidivistes car la mobilisation de personnel et de moyens techniques et financiers devient un gouffre pour l’état. Dans leur intransigeance, ils décident que des personnes n’ayant pas le courage de vivre, peuvent mettre fin à leur jour sans pour autant gêner le reste de ses concitoyens. Leur de leur passage à l’hopital, on leur fait signer 2-3 papiers, trois fois rien, et Hop! ils ont disparus aux yeux de la société, plus une trace, et en prime on vous cède tout un territoire où vous et vos nouveaux amis allés pouvoir rivaliser d’ingéniosité pour disparaître définitivement. Il est bien entendu impossible de communiquer avec l’extérieur et de quitter l’île, comme elle est abandonnée à son triste sort depuis un certain temps, la nourriture se fait rare, mais qu’elle importance, je vous rappelle qu’au début vous avez essayé de mettre fin à vos jours…

Etre confronté aux à la mort d’autrui ou bien aux échecs et à l’agonie de certains va amener un groupe d’individus à repousser le geste fatal. S’ils souhaitent effectivement mourrir, ils veulent pouvoir choisir le lieu, le moment, la façon… pas être manipulés; la peur ou la lâcheté face à la vie, face à la mort ou la souffrance. La proximité de la fin pousse parfois les individus dans leur aspect le plus primaire. Un premier tome qui annonce un bon thriller.

Je vous les ferai courts pour les deux derniers:

Gate de Hirotaka Kisaragi, c’est une réédition qui sera agrémentée d’une nouvelle inédite en france d’une série plutôt classique pour l’idée de départ. Quatre étudiants se rendant dans le quartier de Shibuya après les cours vont être frappés par la foudre. Au lieu de mourrir comme tout un chacun, ou d’être grièvement blessés, ils s’en sortent à la grande surprise et méfiance du médecin, qu’avec une simple brûlure chacun.

En fait, une barrière interdimensionelle vient de subir une attaque, et ses 4 gardiens viennent d’échouer sur terre, leur seule solution pour pouvoir survivre: passer un pacte avec un mortel pour posséder son corps. Voici que nos 4 camarades sont titulaires des pouvoirs des créatures célestes et vont devoir lutter contre les invasions de monstres dans notre monde.

Un graphisme très classique et sympathique, comme l’histoire, pourquoi donc vous le mettre en avant? je viens de découvrir une collection chez l’éditeur Tonkam qui publie cette série: Shonen-girl, shonen (qui signifie plus ou moins manga pour garçon-adolescent) et girl (dans mes souvenirs cela signifiait jeune fille). La seule raison que j’y vois, l’histoire est basique pour du shonen, mais les personnages sont beaux commes des dieux, et ils vont faire craquer toutes le petites minettes.

 

Et pour finir la première partie d’une quadrilogie: Conductor de Manabu Kaminaga avec un dessin de Nokiya chez Ki-oon.

Une petite histoire mêlant enquête policière, fantastique et tension psychologique en s’inspirant très librement du fantôme de l’opéra. Naomie, l’héroîne vient consulter un psychanalyste pour l’aider à résoucre ses problèmes d’insomnie, ou plus précisément la signification de ce rêve récurrent qui la trouble.

Son histoire va peu à peu se retrouver liée avec l’enquète en cours de la police qui a découvert un corps décapité, mis en scène dans l’appartement qui jouxte celui de Naomie, une particularité: le corps est momifié depuis plus de deux ans au moins.

 Voilà, c’est tout pour aujourd’hui et n’oubliez pas « Soyez palace chez vous », non c’est pas ça, ah oui « BANZAΠ», non c’est pas cela non plus, plus sobre: bonne lecture.

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