Que diriez-vous de quelques comics pour amener à la plage (ou ailleurs) juste avant la rentrée qui se profile dangereusement ? En voilà trois qui iront bien avec votre bronzage.
PLANETARY T.1 / Warren Ellis & John Cassaday / Editions Urban Comics
Avec « Le Marquis » de Guy Davis, « Planetary » est la série présente dans ma bibliothèque personnelle sous le plus grand nombre de déclinaisons, au gré des vicissitudes éditoriales : fascicules VO, TPB, éditions Soleil, Spark, Semic ou Panini. Pourquoi ? Parce que « Planetary » est une série extrêmement bien écrite et construite avec une lucidité scénaristique impressionnante par Warren Ellis. Quant à John Cassaday, alors jeune dessinateur, il donne le meilleur de lui-même sur ces planches.
Une organisation aussi mystérieuse que dotée de fonds financiers solides exhume les secrets hors du commun du monde. A sa tête se trouvent quatre individus pourvus de « superpouvoir » : Jakita Wagner fait preuve d’une endurance, d’une force et d’une vitesse accrues, Elijah Snow maîtrise les températures et est un enfant du siècle (nous reviendrons sur cette idée), le Batteur ressent le flux des informations et enfin le quatrième homme est mentionné mais on ne saura rien de lui au début de l’histoire.
L’intrigue démarre avec le recrutement d’Elijah Snow dont on devine un passé tumultueux et bien rempli. Il ne sait toutefois rien de cette organisation qui désire l’employer. A travers son regard, le lecteur va appréhender le quotidien de ces archéologues du surnaturel. « Archéologues » voilà une des forces de cette série : les personnages se positionnent en tant que chercheurs, enlevant une par une les strates de complots cachant le vrai visage du monde. Ce ne sont pas des troupes d’interventions, des justiciers pourfendeurs de torts. Non, ils viennent après les catastrophes et cherchent à les comprendre pour éviter que d’autres désastres ne surviennent. Bien sûr, arrivés à un certain point, l’adversité surgit et il faut alors intervenir, parfois avec violence.
Les qualités de cette série sont nombreuses. En premier lieu, bien qu’étant intégré à l’univers Wildstorm et notamment aux séries de comics « Stormwatch » et » Authority« , « Planetary » bénéficie d’un statut à part, voguant de manière autonome dans sa propre sphère d’influence. Bien sûr, des événements communs sont évoqués, des cross-overs sont organisés. Toutefois, le lecteur n’est pas oppressé par un univers cohérent dont il devrait avoir toutes les clés.
Ensuite, « Planetary » a été conçu en maxi-série, c’est-à-dire avec une fin déjà programmée et des éléments amenant au dénouement parsemés dans chaque épisode. En moins de 30 chapitres (deux albums), Warren Ellis crée une toile qui, de prime abord, semble composée d’épisodes autonomes. Puis petit à petit, les éléments se répondent, se coordonnent, se justifient les uns les autres. Et la fin est une vraie conclusion, avec son lot de révélations et de parts d’ombre.
Pour dérouler le reste des qualités scénaristiques, je dois évoquer Thomas Schatz. Ce critique de comics explique les différents états dans lequel l’industrie du comics a transité. Il parle notamment de l’âge baroque ou maniériste. Le comics revient à ses propres fondements, à sa propre mythologie pour la ré-exploiter dans des récits nouveaux, rendant hommage à ses prédécesseurs sans plagiat. Ce regard en arrière, dans des cas exceptionnels, magnifie la matière première principale en comics inoubliables. Dans cette catégorie, je pense notamment à « Astrocity » de Busiek et Anderson, « 1985 » de Millar et Edwards ou encore « Top 10 » de Moore et Ha.
Ici, Warren Ellis invoque les bases du comics : la littérature pulp, la pop culture, le « mauvais » genre. Il se joue de ses figures emblématiques : Doc Savage, Godzilla, la Justice League, les 4 Fantastics, Hulk, Sherlock Holmes… Ainsi, il crée une connivence avec le lecteur amateur du genre, l’emmène sur un territoire qu’il croit balisé. Puis, le surprend en réutilisant tout ça de manière inattendue. Ces Fantastics-là sont les parangons du mal et les rayons gamma n’ont causé que des drames.
Dans Stormwatch, Ellis avait intégré le concept d’enfant du siècle avec Jenny Spark. Il récidive avec Elijah Snow : tous deux sont nés le 1er janvier 1900 et mourront à la fin de ce siècle. Ils ont fortement influencé le cours du XX° et ont protégé la Terre de toutes menaces. De manière sous-jacente, le scénariste affirme que la littérature de genres a façonné notre époque, qu’elle l’a manipulée pour arriver à la culture d’aujourd’hui, numérique, moins mystérieuse mais tout aussi dangereuse. John Cassaday enfonce le clou : Hugo Pratt sert de modèle physique à Snow, alors que le Batteur est son autoportrait. La boucle est bouclée : le réel et le comics s’interpénètrent.
Parlons justement de Cassaday. Dessinateur peu connu à cette époque, son trait réaliste presque froid se trouve au diapason de l’histoire. Il ne montre que l’essentiel réduisant les décors à ce qui est significatif : vaisseau exubérant et détaillé, chambre d’hôpital à peine esquissé. Les tenues de ses personnages sont loin des uniformes de leurs homologues super-héroïques. Elles sont fonctionnelles ou élégantes, voire variées (!) mais surtout elles ancrent une fois de plus le récit dans le réel.

Chers lecteurs français, il vous est à présent possible de lire l’intégralité de cette formidable saga en deux tomes (le second sortira l’année prochaine) avec quelques cross-overs et hors-séries aux éditions Urban Comics.
EX MACHINA T.5 / Brian K. Vaughan & Tony Harris / Editions Urban Comics
Toujours chez le même éditeur, le dernier tome de « Ex Machina » vient enfin de sortir. Jusqu’ici inédite en France, la conclusion des aventures de Mitchell Hundred vaut son pesant de… boulons ! Brian Vaughan et Tony Harris nous ont tenu en haleine pendant cinq gros volumes, disséminant discrètement les éléments du grand final. Une apothéose !
Tiens, vous souvenez-vous que toute la série est basée sur un flashback, que Mitchell vous a annoncé comment la catastrophe s’était produite dès les toutes premières pages ? Hé bien voilà, on y est ! Tous les engrenages sont à présent assemblés.
Pour ceux qui auraient vraiment tout oublié, Mitchell Hundred a des super-pouvoirs. Suite à un accident avec un mécanisme venu d’ailleurs, cet ingénieur a la capacité de communiquer avec toutes les machines et de leur imposer sa volonté. Après une courte carrière comme justicier masqué, il se rend compte que pour rendre New-York meilleur, pour prendre le mal à la racine, il n’a pas fait le bon choix. Il brigue donc la mairie de New-York pour porter ses idéaux. Et obtient le mandat ! Dès lors, Mitchell va devoir gérer les problèmes de gestion d’une municipalité mais également les mystères qui entourent ses pouvoirs.
« Ex Machina » est une série rafraîchissante. Ses personnages sont authentiques avec leur dose d’humour, d’humeur, de convictions et de lâcheté. Ils nous renvoient à notre réel et notre actualité, que ce soient les questions de terrorisme, de racisme ou de géopolitique globale (Sarkozy, vraiment !?). Mais elle y apporte sa petite touche d’exotisme, son prisme déformant à travers les pouvoirs de Hundred et ce que cela implique comme bizarrerie ou danger.
Comme pour « Planetary », Vaughan insinue que le comics a de l’importance, qu’il forge une certaine forme d’héroïsme chez ceux qui sont suffisamment ouverts à cette littérature mais qui ont aussi suffisamment de recul pour en voir les applications dans le réel. Mitchell est fan de comics, il choisit donc dans un premier temps la voie du justicier masqué tout en observant son caractère vain et artificiel. La mise en abyme de Vaughan est totale et il se joue des codes du comics pour mieux nous surprendre.
La fin vous surprendra, peut-être moins que pour « Y le Dernier Homme ». Toutefois, la conclusion douce-amère ne fait que renforcer la faillibilité de l’être humain. Le pouvoir corrompt, qu’il soit politique ou surnaturel. Il faut juste suffisamment de lucidité pour l’accepter. Telle pourrait être la morale de cette histoire.
Ah, oui et puis Tony Harris est un super dessinateur. C’est tout.
MANIFEST DESTINY T.1 / Chris Dingess & Matthew Roberts / Editions Delcourt

Pour ceux qui ont eu le courage de lire jusqu’ici, je leur conseille de jeter un coup d’oeil à « Manifest Destiny » de Chris Dingess et Matthew Roberts aux éditions Delcourt. Grâce à eux, j’ai enfin compris le jeu de mot d’un arc des X-Men qui portait le même nom. Car Manifest Destiny a une vraie signification que je vous laisse découvrir ici. Dans ce premier tome, un équipage composé de scientifiques, de militaires et de repris de justice doivent rejoindre un fort éloigné dans l’Ouest américain. De là pourront s’installer des colons qui porteront la bonne parole et la civilisation dans ces contrées perdues.
Et bien sûr, cela ne se passe pas comme prévu… Voilà un album divertissant, un brin horrifique et ancré dans une période historique (le tout début du 19ème américain) que je connais mal. Tout pour plaire !
Voilà c’est tout pour aujourd’hui.
Mais quelle beauté! mais quelle beauté mes aïeux! Le sixième Dalaï-Lama de Guo Qiang & Zhao Ze aux éditions feï est assurément mon premier coup de coeur de la rentrée littéraire 2016/2017, les suivants ont intérêt d’être à la hauteur. Pour rappel, les éditions Feï nous ont déjà fait découvrir Le juge Bao, La balade de Yaya et tant d’autres titres dont les très gros coffrets que l’on est content d’offrir ou de se voir offrir en fin d’année, Les 3 royaumes, Rêve dans le pavillon rouge, Au bord de l’eau et Voyage vers l’ouest, des grands classiques de la littérature chinoise illustrés.
Le sixième Dalaï-Lama sera une mini-série de 3 tomes, accessible pour un jeune public, dès 9/10 ans, et en dehors de Georges Bess, on a peu souvent eu l’occasion de découvrir par le biais de la Bande Dessinée la culture Tibétaine, des histoires qui se déroulent dans l’Himalaya, il y en a eu quelques unes dont Jonathan de Cosey, Les chevaux du vent de Fournier & Lax, mais tous ces récits étaient destinés à un public adulte. Une exception me vient à l’esprit, Jade de Ulysse Malassagne chez Glénat dans la collection Tchô, s’adressait à un jeune public et abordait l’occupation Chinoise et la présence de l’ancienne colonie Anglaise en Inde (comme quoi… en creusant un peu sa mémoire, on trouve des vestiges d’anciennes lectures, c’est ça l’archéologie littéraire).
Revenons à nos lamas voulez vous. L’histoire du sixième Dalaï-Lama se déroule à la fin du XVIIe siècle, vous bénéficiez au début du livre d’une carte de l’époque, d’une explication sommaire comment se décline l’organigramme des responsabilités des dirigeants du pays sous la tutelle de la Chine, ainsi qu’un trombinoscope des personnages que nous allons suivre, si avec tout ça vous ne trouvez pas que c’est du travail pédagogique en plus d’une belle histoire, je comprends pas.
Nous sommes donc en 1682 à Tawang, dans le sud du Tibet, où vit Lobsang Rinchen, un jeune garçon qui aide ses parents dans la vie de tous les jours notamment pour le travail dans les champs. Nous sommes dans un système de caste, et bien évidemment Lobsang est issu de la caste la plus basse, qui ne vaut guère mieux que des esclaves.
Lobsang n’est pas un garçon ordinaire comme vous pouvez vous en douter étant donné le titre de l’histoire, la bonté et la générosité débordent de ce garçon, et c’est sans surprise que l’on constate son amour pour n’importe quel être vivant, il a même pour compagnon, Gelaï, un jeune renard blanc.
La tâche de Depa Sangyé Gyatso ne va pas être sans soucis, intrigues et guet apens vont se succéder, car le grand mongol Khossud Khan Lkhazana depuis longtemps des vues sur les terres tibétaines, et seule la présence du Dalaï-Lama retenait sa main. Il va donc tout faire pour le sixième Dalaï-lama n’accède pas à son poste.
Comment ne pas être séduit avec tous ces éléments dans une seule et même aventure. Rappelez vous combien les aventures de Marco Polo ont pu abreuver votre imaginaire d’enfant, en partant aux confins de l’orient, découvrant une culture riche en couleurs et en histoire.
Le petit plus? Les éditions Feï vont organiser une exposition dans leurs locaux du 
Tokyo vice ? Tokyo vice ? est-ce là un guide touristique pour pervers Tokyoïte que je me propose de vous présenter cette fois ? Non point ma mie (et je ne critique en rien les tricots de ma grand-mère). Tokyo vice est l’une de mes lectures du début de l’été que je souhaiterais partager avec vous.
Pour la suite je reviens une nouvelle fois vous faire la promotion de la fameuse maison d’éditions nantaise L’Atalante, avec un nouveau titre de Dmitry Glukhovsky, l’auteur de Métro 2033/2034 et bientôt 2035, et Sumerky. Cette fois c’est FUTU.RE, un récit de Science-Fiction incontournable, et si vous ne l’appréciez pas, vous fera un gros, même très gros cale-pied pour le canapé.
Nous sommes donc dans le future, dans Notre future, la civilisation s’est développée et s’est étendue sur la quasi totalité du globe. Les cités sont démesurées, et les tours qui peuvent atteindre un kilomètre de circonférence à leur base, montent au-delà des nuages. Bien entendu la fracture sociale, la fameuse existe toujours, mais dans sa grande générosité, l’élite a offert un bien des plus précieux à l’humanité: l’immortalité. Si vous prenez bien sagement vos petits cachets, la jeunesse éternelle s’offre à vous. En contre-partie, pour des raisons bassement de surpopulation, vous devez faire une croix sur toute éventualité d’avoir des enfants, sauf sous contrôle bien réglé, pour qu’un nouvel être puisse voir le jour, quelqu’un doit laissé sa place, et pour les contrevenants, c’est l’un des parents qui doit se porter volontaire.
Et pour finir, une perle qui combine jubilation, richesse d’écriture, personnage déjanté et scènes toutes plus surprenantes les unes que les autres: Féroces infirmes retour des pays chauds de Tom Robbins, aux éditions Gallmeister. En lisant ce livre, j’ai retrouvé la même BONNE impression que lorsque j’ai lu pour la première fois La conjuration des imbéciles de John Kennedy Toole, c’est à dire un réel plaisir à plonger dans le livre, à me marrer tout seul dans mon coin, et à ne pas vouloir que le livre se termine trop rapidement.
L’un représente la lumière et l’espoir et l’autre nos peurs et nos parts d’ombres.
Batman lui représentent tout notre part d’ombre, nos peurs des uns et des autres. Mais également notre vulnérabilité et notre mortalité. Sous l’image du Batman se cache finalement rien de plus qu’un homme. Un homme riche, rusé et d’une grande intelligence, mais ni plus ni moins qu’un homme derrière un masque avec tous les défaut de l’humanité. Il est l’inverse de Superman, ne faisant confiance à personne, il cherche toujours à avoir un coup d’avance sur les autres, les espionne. Mais ses défauts font également ses qualités. Batman est le reflet de notre imperfection. C’est pour cela que beaucoup plus de personnes s’identifie plus facilement à Batman : un homme imparfait mais qui lutte à sa manière aux cotés des plus grands. Il a le courage et l’audace que nous voudrons tous avoir pour tenir tête aux autres.
Batman The Dark Knight Returns : le premier véritable affrontement entre Superman et Batman. Pour avoir plus de liberté d’écriture et d’opinion Frank Miller décide de nous projeter un dans une futur chaotique où Batman a raccroché les gants depuis quelques années. Et malgré les années d’intervention de Batman, Gotham est un ville qui reste pourrie de l’intérieur où la terreur règne en maître. Certains défendent encore les idées du chevalier noir. Mais Bruce Wayne est et restera à jamais le Batman et fera donc sont grand retour à Gotham malgré son âge. Frank Miller offre une version très sombre du Batman. Rongé et détruit par la mort de ses parents, il est depuis pris dans un vendetta infernale et sans fin, où Bruce Wayne ne peux plus exister sans Batman. Frank Miller exploite également à merveille la relation conflictuelle entre les deux opposés que sont Batman et Superman. Faisant dans ce futur de Superman un toutou à la solde du gouvernement, Miller crit sont amour pour le Batman et libère sa part d’ombre. Nous offrant un final à couper le souffle avec ce duel mythique entre Superman et Batman, pour la première fois Batman semble crédible face à Superman, l’homme face au dieu. Largement repris dans le nouveau film « Batman v Superman », Batman porte la même armure que dans la BD pour affronter le dernier fils de krypton. Ne vous méprenez pas : le film ne raconte pas la même histoire mais s’imprègne de l’atmosphère de Miller. The Dark Knight Returns a posé les pierres d’un nouveau Batman, celui que l’on connait aujourd’hui plus sombre et plus controversé. Et cet album reste l’un des plus beaux chefs-d’oeuvre de Frank Miller, tant du point de vu graphique que scénaristique. Un indispensable car c’est de cet album et de Year one du même Frank Miller que le Batman de Tim Burton a vu le jour au cinéma et que la série animée des années 90 a explosé sur nos petits écrans.
Batman Silence : voilà un autre album qui voit Batman affronter Superman. Alors que Batman enquête sur le mystérieux Silence, Superman va se mettre sur sa route. Envoûter par Poison Ivy, Superman va devenir un garde du corps pour la belle plante. Un duel mémorable, sous de crayon de Jim Lee l’un des meilleurs dessinateur de notre époque au sommet de sa forme. Batman va se servir pour la première fois de l’anneau de Kryptonite que lui a confié son ami Clark Kent.
Justice league : En 2012, Dc Comics relance tout son catalogue de Super-héros avec les « News 52 » (rebaptisé en France « Renaissance »). L’occasion pour tout lecteur néophyte de plonger dans cette univers riche, sans rien connaitre de nos héros. Certaines séries suivent leurs cours comme le Batman de Snyder et Capulo qui ne revient pas aux origines du héros et d’autres comme Justice League qui sous le trait d’un dessinateur super star (Jim Lee) et d’un faiseur de miracle (Geoff Johns, scénariste qui a relancé Green Lantern et fait les beaux jours de DC Comics avant les News 52), qui vont ré-écrire complètement sous un nouvelle angle radicalement plus moderne la « Justice League ». Cette ré-écriture est donc l’occasion de nous montrer la première rencontre entre Batman et Superman. Batman enquête avec Green Lantern sur l’apparition de monstres étranges et la piste va les mener à Métropolis. Je vous laisse imaginer la suite. Batman étant à cette époque considéré comme un hors-la-loi et Superman comme une forte tête, la rencontre sera des plus explosives, nous offrant au passage une bonne petit scène d’affrontement dont Jim Lee a le secret.
Batman – 7 – Mascarade (Scott Snyder et Greg Capullo) : après Poison Ivy, c’est au tour du Joker de posséder Superman dans la saga End game (fin de partie). Le Joker va mettre à se botte toute la Justice League pour plonger Gotham à feu et a sang. Et Batman reste notre dernier rempart. Heureusement que notre parano de service a une longueur d’avance sur ses camarades. Et c’est Greg Capullo qui nous livre un combat titanesque entre un Superman au sourire flippant et un Batman vêtue d’une armure chauve-souris.
Superman Red Son (Mark Millar et Dave Johnson) : Quand Mark Millar le créateur de Kick Ass, joue avec Superman vous imaginez bien que vous n’allez pas lire du Superman classique. Toute l’idée de Millar étant de dire « et si Superman était tombé en Russie au lieux de l’Amérique ? » Une idée géniale ! Oubliez les Superman pro-américain patriote, mais imaginez un Superman communiste… Un Wath if… (Et si…) incroyablement bien réussi où tous les personnages de l’univers DC Comics vont voir leur vie changer. Surtout Batman qui deviendra le leader du mouvent anti-superman chez les Russes. L’occasion d’un nouvel affrontement entre les deux personnages.
Injustice (Tom Taylor et Jheremy Raapack) : si on m’avait dit que j’aimerais un scénario issu d’un jeu vidéo ! Injustice utilise un concept simple : Superman perd Lois Lane et décide de faire régner sa justice sur la monde sans respecter les règles des humains, en imposant une paix et ne laissant plus de seconde chance à ceux qui ne le méritent pas selon lui. Un récit qui va voir le monde divisé en deux. D’un côté, la team Superman et de l’autre team Batman. Derrière ce scénario qui est un énorme prétexte pour voir s’affronter tous les héros de l’univers DC, Tom Taylor développe une incroyable histoire de l’univers DC Comics. En modifiant les idées de chaque personnage, il crée ainsi une nouvelle ligne temporelle et un nouveau mythe. Et contrairement aux apparences, un magnifique récit riche et construit. Petite déception, Urban Comics l’éditeur français surfant sur le succès du jeu vidéo a décidé de faire des couvertures avec des visuels du jeu vidéo pour les 2 tomes, ce qui n’est pas très beau.

Akileos par-ci, Akileos par là, tralala, tout le monde devrait lire ça!
Qu’est-ce qui m’arrive ? je rentre de vacances, m’aperçois que le monde éditorial ne s’est pas pour autant arrêté et que j’ai 3 semaines de parutions à rattraper, et v’là t’y pas que les éditions Akileos remettent ça.
Vous avez déjà pu apprécier le fait que nous aimons cette maison d’éditions au point d’organiser avec eux quelques rencontres au sein de notre librairie: Edouard Cour, deux fois déjà pour Herakles, et qui vient par ailleurs de sortir une nouvelle histoire, Ô Senseï.
Je comptais bien vous le présenter mais comme l’album est momentanément indisponible, je vous tiens au moins informé de sa parution et vous conseille ardemment de suivre sa nouvelle disponibilité, c’est une biographie, du moins de moments choisis, du maître qui inventa l’Aïkido: Moriheï Ueshiba.
Edouard nous surprend une nouvelle fois avec un album qui va se décliner avec trois styles graphiques correspondant chacun à une période précise de la vie de Moriheï Ueshiba, des moments révélateurs.
Cette année, nous avons reçu Ronan Toulhoat pour la sortie du tome 2 de la série, Le Roy des Ribauds écrit avec son collaborateur Vincent Brugeas. Les deux auteurs sont déjà les instigateurs de deux autres séries chez Akileos, Block 109, une histoire d’Uchronie, qui bénéficie d’une actualité puisque le nouvel opus, Maruta avec Ryan Lovelock au dessin vient de paraître. Et l’autre titre est Chaos Team, récit de Science-Fiction.
Pour montrer que nous sommes une librairie tournée vers l’international, parmi les différents auteurs étrangers que nous avons reçus chez nous, Akileos nous a permis d’accueillir des auteurs venus d’outre-Atlantique pour deux Comics, Ed Brisson (scénariste) & Johnnie Christmas (dessinateur), qui ont réalisé ensemble Sheltered, et par la même occasion Akileos avait publié Cluster du même scénariste.
Sheltered, un récit pré-apocalyptique, où comment une bande d’individus, américains moyens, et qui admettons le ont une éducation limitée, décident d’anticiper, de par le climat ambiant, un conflit nucléaire, et construisent sous leurs mobil-homes tout un réseau d’abris anti-atomiques. La promiscuité n’aidant pas, vous avez le droit à un scénario catastrophe des plus surprenant. Cluster quant à lui, est un récit où l’on découvre une planète que l’humanité tente de terraformer, et étant donné les conditions hostiles, on y envoie les condamnés y purger leur peine contre la promesse d’une remise en liberté au terme de leur contrat. L’arrivée de la fille d’un sénateur risque de bouleverser cette organisation si bien huilée. Personnellement, c’est cette histoire que j’ai préféré.
Dans l’actualité du moment, outre Maruta, Ô Senseï, et Poussières de Michaël Ribaltchenko, un récit d’Heroïc-Fantasy en Noir & Blanc, une production digne de l’Akileos que j’apprécie, voici donc le titre qui m’a mis une bonne paire de baffes: Pear Cider & Cigarettes de Robert Valley.
Pourquoi un tel album ne me laisse pas indifférent ? Déjà parce que dès l’ouverture et en feuilletant à la va-vite, j’y vois un dynamisme et une mise en scène des plus originales, et pour cause, en faisant des recherches avant de me lancer dans ce nouvel article, et grâce à certains de nos fidèles visiteurs à la librairie, je découvre que Robert Valley n’est autre que l’animateur des clips de Gorillaz dont Jamie Hewlett était le character designer.
L’histoire commence, le narrateur est chez lui, lorsque l’on sonne à la porte… Sur le pallier, alors q’une voiture s’éloigne, il trouve sur le paillasson, une lettre contenant un chèque de 1000 Dollars et un mot de son ami d’enfance Techno Stypes, lui annonçant que s’il lit ces lignes… c’est qu’il est mort, et le chèque… c’est pour le dédommager pour ses services rendus.
Tout le récit ne va être autre que les souvenirs du narrateur, qui va raconter comment son pote d’enfance, ce mec qui était doué pour le sport; qui courrait si vite qu’il aurait du s’envoler; qui relevait n’importe quel défi sans jamais trembler ni baisser les yeux a sombrer dans la drogue et l’alcool, au point d’avoir trahi quasiment tous ses amis et d’avoir été rejeté par la même occasion, et de n’avoir qu’une seule issue qui se présente à lui afin de ne pas mourir: subir une transplantation d’un nouveau foie.
Pourquoi faire les choses simples quand on peut les faire compliquées ?
L’opération devra se dérouler en chine, dans des conditions pas très légales, mais qu’importe, Techno Stypes va découvrir que son ami sera présent jusqu’au bout, et que c’est vraiment dans les pires moment que se font les plus grandes révélations.