le titre le plus long de la rentrée

zidrou couvBonjour, je vous propose un petit jeu aujourd’hui, pour ceux qui après la lecture de cet article sont tentés par le nouvel album de Zidrou, dès que vous avez fini de compulser cette chronique, vous vous levez, vous courez jusqu’à la librairie la plus proche de chez vous et, tout haletant, vous demandez à votre librairie préféré:

zidrou extrait« Bonjour, vous auriez Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre, qui donc lui reprisait ses chaussettes ?, s’il vous plait ? », et après on comptabilise le nombre de personnes qui ont réussi à dire cette phrase sans reprendre leur respiration et sans s’évanouir.

Et oui, un nouveau Zidrou, la 11e nouveauté de cette année 2013 du scénariste de tant de nos coups de cœur (Le montreur d’histoire, Folies Bergères, La peau de l’ours, Lydie…), en collaboration avec Roger, le dessinateur de jazz Meynard, chez Dargaud. En plus d’être le tire le plus long de cette rentrée, cet album s’octroie également le titre honorifique du plus grand sticker promotionnel de cette année (à se demande si un éditeur ne va pas nous proposer un jour, un album dont toute la couverture serait masquée par un autocollant).

Vous voici donné l’opportunité de partager l’intimité de Catherine (72ans) et de son fils Michel (43 ans), par petites touches de scènes de vie, chaque chapitre est un moment de leur quotidien: la sortie hebdomadaire du samedi matin au parc, pour les parties de puissance4; le rituel rendez-vous de 7 heures et demi, la série préférée de Michel: Hip! Hip! Hip! Happy papy!; une sortie sous la pluie, une rencontre fortuite, une soirée en famille… Seulement voilà, Michel n’est pas un nouveau « Tanguy », Michel a eu un accident de voiture, et bien qu’il puisse vous paraitre « normal » de prime abord, il est totalement dépendant de l’assistance de sa mère. Encore un récit touchant et drôle de Zidrou qui commence à passer maitre dans l’art. Merci pour ce nouvel et agréable moment de lecture.

gung couvSouvenez-vous, en ce début d’année, je vous avais déjà présenté cette nouvelle série et qui nécessitait une présentation de la volonté de la maison d’édition qui présentait le projet comme ceci:

gung extraitGung Ho est une série qui sera en 5 tomes, paraissant chaque année (2013,2014,2015,2016,2017). Chaque album faisant une quatre vingtaine de pages, l’éditeur présente deux éditions, une classique qui présente l’album en version intégrale, et une édition limitée dans un format plus grand, en faisant un « objet » à part. Cette édition luxueuse parait à deux moments de l’année, permettant au lecteur d’avoir l’impression de ne pas trop patienter, et donc, elle comprendra, elle, 10 volumes de 40 pages, agrémentés d’un cahier supplémentaire de croquis et autres documents. Donc, soit vous attendez chaque fin d’année pour avoir l’album standard, soit vous investissez dans l’édition « Luxe » tous les 6 mois.

Le tome 1, Brebis galeuses, où l’on découvre un monde très semblable au notre, est-ce notre futur, une réalité alternative ? Qui sait ? Toujours est-il que dans les paysages que nous découvrons, il y a une certaine atmosphère qui se dégage immédiatement: dès que le brouillard se lève, les vestiges de maisons ou de véhicules recouverts de végétations laissent présager le pire. Les habitations encore occupées sont « à l’abri » derrière des remparts, on voit des hommes armés chargés de monter la garde, mais quel est donc le danger qui rôde à l’extérieur de l’enceinte.

gung extrait1Pour celles et ceux qui ont eu l’opportunité de lire la première partie il y a quelques mois, tout le mystère était préservé tout au long du demi album, nous découvrions le lieu, les personnages, une subtile mise en place, bien écrite et admirablement mise en images. Dans cette deuxième partie, ou pour ceux qui vont découvrir l’album en entier pour la première fois, nous commençons à en apprendre un peu plus sur cette part de mystère, mais nous nous rapprochons un peu plus des habitants de cette zone de survie et surtout sur les adolescents qui viennent d’arriver et leurs nouveaux petits camarades d’infortune. Von Kummant et Von Eckartsberg nous donne rendez-vous pour les quatre années à venir pour un drôle de périple avec les éditions Paquet, à Gung-Ho, accrochez-vous.

montage couvmontage couv2Une nouvelle série en Manga, afin de vous allécher l’éditeur présente les deux premiers tomes en même temps: Montage de Jun Watanabe dans la collection Big Kana.

Le saviez-vous: en décembre 1968 a été réalisé le plus grand casse, toujours irrésolu à ce jour, au Japon. A l’occasion d’un transfert de fonds, un homme déguisé en motard de la police, a subtilisé environ 300 millions de yens, ce qui rapporté à notre époque et en euros, équivaut pour nous à environ 50 millions d’euros. Ca laisse rêveur, non??!

Tetsuya Narumi n’a que 10 ans en 2004, lorsqu’il rentre de l’école avec une amie et qu’il fait une rencontre qui va bouleverser sa vie. Un inspecteur qui vient de se faire agresser et sur le point de mourir va lui révéler que c’est son père l’auteur de se fameux vol commis en 1968. Ce même jour, son père va être porté disparu, Tetsuya va être recueilli par les parents de la jeune fille qui l’accompagnait qui ne sont autres que les plus vieux amis de ses parents. Le jeune garçon aurait peut-être du prêter un peu plus attention à la mise en garde de l’inspecteur mourant de n’accorder sa confiance à personne, car très vite, la suspicion va prendre le pas dans ses relations.

Une intrigue qui rebondi sur un phénomène historique qui démarra le jour de la naissance de l’auteur Jun Watanabe le 10 Décembre 1968, où l’on devra comme les personnages, démêler le vrai du faux, trouver les indices et ne pas tomber dans les griffes de ceux qui convoitent encore aujourd’hui ce trésor disparu.

diletta couvUn grand merci aux éditions FLBLB (se prononce fleubleubeu, se prononce encore plus facilement avec les mains de chaque côté de la tête comme des oreilles de lapin, les pousses dans les oreilles afin d’avoir un meilleur point d’appuis pour la rotation que vous répétez tout du long de la prononciation fleubleubeu, si vous arrivez à tirer la langue en même temps, vous êtes forts). Oui un grand merci pour ce nouvel album de Ozamu Tezuka, La grande pagaille du Diletta, paru pour la première fois au Japon en 1968, la fameuse année du casse cité précédemment auquel Tezuka fait allusion vite fait dans son histoire.

diletta extraitSon style graphique ne séduit pas toujours du premier coup, qu’à cela ne tienne, le grand libraire persiste et signe en vous affirmant que Tezuka reste un incontournable de la Bande dessinée Mondiale.

C’est l’histoire d’un producteur de télévision, la dernière émission qu’il vient de créer dérange la chaine qui vient de l’acheter par son côté salace. Qu’à cela ne tienne, le producteur se considérant « artiste », il n’a cure des remontrances que l’on peut lui faire, et préfère accepter son licenciement plutôt que de réécrire son concept. C’est cet engagement que sa compagne respecte et admire, et elle l’encourage d’autant plus lorsqu’il décide de repartir de zéro, et de s’attaquer entre autre chose à l’univers de la production musicale. Mais qui dit repartir de zéro, dit également se séparer de sa compagne, cela tombe bien d’ailleurs, car une opportunité de lancer la carrière d’une jeune chanteuse se présente à lui, la petite particularité de celle-ci est qu’elle change d’aspect physique lorsqu’elle se passe de manger. Le petit ami de celle-ci ne va pas vouloir qu’elle mette en danger sa santé pour le simple profit d’un producteur, ce qui va amener les deux hommes à en venir aux mains, et un incident malheureux fait que le petit ami disparait dans les soubassements d’un immeuble en construction. Il ne va pas mourir pour autant et au contraire, il va vivre une expérience qui pourrait bouleverser la surface du monde, ce qu’un producteur avide de gloire et de fortune ne saurait laisser échapper.

 

 

 

 

 

 

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