Pour tous les goûts.

Une envie de vous dégourdir les jambes dans les steppes glacées ? Ou préférez-vous une course de bolides en plein milieu du désert en compagnie d’une bande de tarés ? Si vous restez dans le doute, peut-être vous tournerez vous vers des personnages qui vont plonger dans le questionnement.

La collection « 7 » des éditions Delcourt: chaque album est une histoire complète, avec différents auteurs pour chaque histoire, ce qui vous permet de découvrir tout un tas d’auteurs et de variés les plaisirs, tant sur le plan graphique que narratif. Vous pouvez piocher selon vos goûts et n’en prendre que certains, ou bien vous faire toute la « collec » pour voir le beau chiffre sept apparaître sur la tranche de vos albums bien alignés sur votre étagère. 7 macchabées vient de clore la troisième saison, il y a donc 21 albums de parus, ira-t’on jusqu’à 7 séries de 7 albums ? L’histoire ne le dit pas. Etant donné la diversité des genres, on peut facilement être en désaccord sur quel album nous a séduit si vous en discuté avec un autre lecteur.

Le hasard veut que pour nous trois, il y a juste un album par saison qui a fait mouche sur vos 3 libraires en même temps, d’autres nous ont plu bien évidemment mais jamais à l’unanimité. Dans la saison 1, 7 Missionnaires, de Alain Ayroles & Luigi Critone où comment le clergé face aux invasions incessantes des vikings décident de se « débarrasser » de 7 brebis galeuses parmi ses moines pour une mission d’évangélisation des hordes barbares ou bien d’éradication dans la douleur des frères qui se sont détournés du droit chemin.

Saison 2, le retour, cette fois c’était 7 Détectives de Herik Hanna & Eric Canete qui nous prenait sous son charme, avec un hommage à la littérature policière classique, une enquête réunissant les plus grands détectives du monde chargés par Scotland Yard de résoudre une vague de crimes, une histoire quasi interactive pour le lecteur qui pouvait s’amuser à retrouver à quels enquêteurs les auteurs faisaient référence et démêler l’affaire en même temps que les protagonistes. Cette histoire à donné lieu à la série Détectives, sept beaux albums remettant dans leur contexte d’origine chaque personnage.

Saison 3, la revanche du fils du beau frère du cousin de la vieille dame croisée chez le boulanger il’y à six ans: 7 Macchabées, de Henri meunier & Etienne Le Roux.

les anglais ont toujours eu un sens de l’humour un peu douteux et une susceptibilité très prononcée, alors lorsque en 1909, ils se rendent comptent que leur suprématie maritime prend un coup dans l’aile par les allemands, ils profitent d’une innovation technologique mais balbutiante pour doubler leur concurrents dans la course à la conquête du pôle histoire de reprendre les devants dans un autre secteur: réanimer les morts. Pourquoi ? Eh ben, comme ils sont déjà morts, ils ont une meilleure résistance au froid, une force surdéveloppée… la Dreamteam de l’exploration.

Si la série 7 s’arrêtait là, entre 7 Psychopathes et 7 Macchabées, nous aurions deux des plus belles idées de scénarios pondues ces dernières années.

Streamliner t2, All-in day, de  ‘Fane, aux éditions Rue de Sèvres. Suite et fin de ce récit customisé aux petits oignons, par l’un des dessinateurs qui illustra avec brio la série Joe Bar team.

Un rade perdu au milieu du désert tenu par un ancien as du pilotage de course de vitesse et sa fille, des gangs férus d’adrénaline, des hordes féministes à moto, l’ennemi public n°1 poursuivi par le F.B.I. qui est prêt à tout pour le mettre hors d’état de nuire.

Voici les ingrédients qui composent cette recette pimentée à souhait, les personnages y mettent toutes leurs tripes, et ce n’est rien de le dire, pour que le lecteur partage leur expérience. c’est toujours un réel plaisir de retrouver le trait de ‘fane, l’un des concurrents nous rappelle carrément son personnage de Tunny Head, ce qui fait bien plaisir.

Deux hommes en guerre,T1 Le ministre et l’espion, de Jef, Desberg et Claude Moniquet, chez Le Lombard collection Troisième Vague.

Je l’ai déjà dit, la politique fiction du genre Largo Winch, I.R.S et consorts, ce n’est pas ma tasse de thé, mais il arrive que parfois je me laisse convaincre, ce fut déjà le cas avec Koralovski chez le même éditeur.

Jef, c’est le dessinateur de Balles perdues, Corps et âme, Jéronimo… parus récemment chez Rue de Sèvres, son style donne une ambiance très atypique à chacune de ses histoires et c’est grâce à lui que j’obtiens ma première accroche.

Ce qui me botte dans ce récit, c’est que l’on va retrouver les ingrédients qui font que notre réalité politique, la vie de nos hommes politiques plus précisément ainsi que leur parcours rivalisent avec l’ingéniosité de nos meilleurs scénaristes. Alors à la lecture, on ne peut s’empêcher de penser à toutes les affaires en cours ou bien celles de ces dernières quarante dernières années.

Un membre des services secrets français qui a été en activité sur tous les fronts chauds, au courant de certains dérapages de personnes du premier plan politique, se voit contacté par l’un d’entre-eux qui se présente aux primaires de son parti pour les prochaines élections présidentielles. L’affaire n’est pas que glissantes, elle est poisseuse, dégueulasse même, et y être mouillé risque d’apporter un tas d’emmerde et pas que pour lui, ses maigres connaissances pourraient en pâtir également.

La saga de Grimr, Jérémie Moreau, aux éditions Delcourt.

Un hommage aux sagas nordiques, tout comme nous avions déjà eu Snaergard de Vincent Wagner aux éditions du Long Bec un petit peu plus tôt dans l’année. Une histoire de destinée, le drame omniprésent. Un jeune orphelin, rejeté de tous qui se retrouve en compagnie d’un personnage patibulaire (mais presque) qui vit en marge de la société.

Leur indépendance est leur force autant qu’elle est leur faiblesse, notamment parce que la liberté des uns provoque la jalousie des autres. Grimr continuera son parcours bravant les coups du sort, et ce, quelqu’en soit les conséquences. L’Islande est une terre de contraste, un lieu ou le forces de la nature se déchaînent peut-être pus fortes que nul part ailleurs, et notre histoire se déroule au XVIII ème siècle, alors que l’île vit ses heures les plus sombres de son histoire.

On retrouve Jérémie Moreau aux commandes, scénario & dessin, on a aimé son travail précédemment sur Le singe de Hartlepool en collaboration avec Wilfried Lupano (décidément il est partout ce garçon) et Max Winson, l’histoire de ce jeune joueur de tennis prodigieux et imbattu qui voit sa carrière chapeautée d’une main de fer par son père.

Jérémie Moreau a un trait atypique, qui confère à ses histoires une accroche toute aussi forte que le récit lui-même. Sur Grimr, le dessin donne de l’ampleur à ses décors d’extérieur, une très belle découverte, dépaysante à n’en pas douter.

Et le petit dernier: Ces jours qui disparaissent, de Timothé le Boucher, chez Glénat.

Il se trouve que nous allons recevoir l’auteur en dédicace samedi 30 septembre.

Imaginez-vous un instant à voir le temps filer de telle manière, que du jour au lendemain, vous sautiez une journée. Un jour sur deux, vous vivez votre vie normale, sans jamais vous rappeler de ce que vous avez fait la veille, et dans l’angoisse de rater la journée suivante. c’est ce qui arrive à notre personnage, qui se pointant au travail, un jour qu’il pense être le lundi et débuté sa semaine, apprend que nous sommes déjà le mardi. Comment continuer vos activités, professionnelles, artistiques si comme Lubin maréchal vous faites parti d’une troupe de spectacle, louper les répétitions et ne pas entretenir son corps pour les performances qu’il doit réaliser.

et que se passe-t’il durant ces jours d’absence ? heureusement que la technologie est là pour se filmer et garder une trace des événements. Comment vous sentiriez-vous, si, un autre vous, décidait de suivre un autre parcours que le votre lorsque il vit les journées à votre place ?

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