Force de caractère.

Il en faut de la force de caractère pour les protagonistes des histoires que je m’en vais vous présenter. Trois comics, deux suites de séries et une nouveauté en One Shot, des histoires violentes mais pas dénuées d’intérêt, chacune avec son propre univers graphique, la première: Wild Blue Yonder, les aventuriers du ciel, de Mike Raicht, Zach Howard, Austin Harrison & Nelson Daniel, chez Glénat Comics.

Tout d’abord, ce récit m’a remis en mémoires des ambiances similaires, le film de Mamoru Oshii, The sky crawlers. Mamoru Oshii, vous le connaissez peut-être, réalisateur de génie de films comme les premiers Ghost in The Shell, Avalon, Jin-Roh la brigade des loups et tant d’autres encore. Avec The Sky Crawlers, nous nous situions demain dans notre monde, un conflit sans précédent à vu le jour et perdure depuis un certain temps.

L’origine de cette guerre s’est perdue, mais deux camps continuent de s’affronter, ayant toutefois des scrupules à causer des victimes, ils ont développer des soldats génétiquement à partir des gènes de combattants, et c’est maintenant de la chair à canon, des adolescents qui ne vieilliront pas, d’ailleurs au vu de leur destinée, leur espérance de vie est bien courte. et nous nous intéressons à un jeune pilote d’avion qui arrive sur la base où il est affecté, s’intégrer à un petit groupe d’intervention. Comme à son habitude Mamoru Oshii développe une histoire avec beaucoup de philosophie et c’est le genre de film que vous regarderez un bon nombre de fois, ne serait-ce que pour son basset Hound, son animal fétiche qu’il nous glisse à toutes les sauces.

L’autre film d’animation qui m’est venue en tête est une série plus grand public, il y a deux saisons, c’est Last Exile de  Koichi Chigira à la réalisation et  Range Murata au character design. Une histoire plus Steam Punk dans l’esprit, deux enfants, pilotes d’un avion et messagers/coursiers, dans un contexte de conflit entre différents pays, des guerres à l’ancienne, « tirez les premiers messieurs », où l’on aligne les soldats les uns en face des autres, et on compte les victimes par milliers. Néanmoins, la poésie et le charme est de rigueur dans cette série.

Wild Blue Yonder, l’Homme ne se refait pas et a bien évidemment foutu en l’air la planète en faisant exploser ses bombes nucléaires, le monde est plongé dans le chaos et des bribes d’humanités subsistent çà et là. 

Le salut est dans les airs, il existe des vaisseaux, véritables villes volantes où les survivants se sont réfugiés et tout le monde sur chaque navire se considère comme une seule et même famille. L’aurore est un navire un petit peu particulier, déjà, il n’a pas d’alliés, mais surtout, il a la particularité de pouvoir se passer de carburant, ce qui a alimenté les légendes à son propos et suscite la convoitise de ses adversaires. Ses habitants ont déjà subis plusieurs attaques, et leur défense aérienne n’est plus réduite qu’à quelques avions. Ceux-ci sont accompagnés de pilotes de jet-packs, chargés des opérations délicates ainsi que les abordages. Une vie mouvementée, le risque d’y rester est permanent,ce qui renforce les liens qui les unissent.

Cola est l’actuelle meilleure pilote de défense de L’Aurore, véritable risque tout qui ne laisse jamais l’un de ses acolytes face au danger, et ce, même si cela doit contredire les ordres de sa mère qui dirige le vaisseau. Elle va se voir adjoindre un nouveau coéquipier, Tug, ancien mineur qui vient d’être recueilli à bord et qui va devoir apprendre le maniement du jet-pack.

c’est un récit complet en un seul volume, suffisamment dense pour satisfaire vos attentes, mettre en place l’histoire, le dessin est très chouette. La couleur est un peu sombre, mais coïncide avec le confinement des personnages dans leur navire, ou bien les conditions extérieures qui, bien qu’elles se passent dans les airs, sont sujettes à un environnement saturés de nuages radioactifs. Ah çà, c’est violent, mais c’est la guerre ma bonne dame, que voulez-vous, on ne se refait pas, et ceux qui ont essayé de se battre à coup de fleurs ne sont plus là pour en parler.

La suite! La suite! Les suites!

Deux sorties pour des séries qui nous avaient bien plus auparavant, en commençant par le troisième tome de Manifest Destiny t3, Chiroptères et carnivores, de Chriss Dingess, Mathew Roberts & Owen Gieni, aux éditions Delcourt.

Connaissez-vous dans l’histoire de l’Amérique et l’exploration de l’ouest sauvage, la mission de Lewis & ClarkSacagawea? Non? Alors je vous invite à re-regarder les Simpsons, Lisa interprétant le rôle de la guide de ces deux explorateurs, joués par Lenny & Carl (je reste fidèle à mes classiques), dans l’un de ces épisodes qui regroupe trois histoires classiques détournées par la famille en jaune (pour les curieux, c’est le onzième épisode de la saison 15).

Thomas Jefferson, troisième président des Etats-Unis, envoie les deux hommes en exploration jusqu’à la côte Ouest en prévision des prochains convois de colon qui s’installeront sur ces terres, et en l’occurrence, se débarrasser des éventuels dangers qu’ils pourraient rencontrer.

Contrairement à la réalité, où il n’y a eu qu’une seule victime, notre histoire va réserver de biens étranges rencontres, toutes plus dangereuses et surprenantes les unes que les autres. Les chefs de missions savent à l’avance que des périls les menacent, et que des créatures fantastiques peuplent ces territoires inconnus. les zones les plus dangereuses coïncident avec la présence d’étranges arches qui émergent du sol, sur une hauteur vertigineuse et de textures des plus insolites.

L’expédition est constituée de soldats, de repris de justice, de scientifiques et quelques volontaires. Tous vont frôler la folie face aux rencontres improbables qu’ils vont faire, des bisons/centaures, des insectes géants, des êtres végétaux et tant d’autres encore. Cela va être une véritable hécatombe, mais qu’à ne cela ne tienne Lewis & Clark n’ont d’autre choix que de continuer et de mener leur expédition jusqu’au bout, et nul mutinerie ne sera tolérée. C’est en chemin qu’ils font la rencontre de Sacagawea et de son mari Toussaint Charbonneau, union bien particulière, elle n’avait que 15 ans alors, ils se tolèrent mais ne s’apprécient pas plus que ça, seulement Sacagawea ne peut plus rentrer dans sa tribu, c’est pourquoi elle accepte de guider la mission. Là aussi, nous sommes sur un récit violent, mais qui fait preuve d’une richesse d’ingéniosité dans le bestiaire qui est proposé, sur les relations humaines au sein de cet équipage et bénéficiant lui aussi d’une belle ambiance graphique.

Deadly Class t5 – Carousel, par Rick Remender, Wes Craig & Jordan Boyd, chez Urban Comics collection Indies.

Alors là, le titre vous annonce la couleur: une classe ou on apprend à tuer, cool non ?! 

Marcus, adolescent, est orphelin et est devenu SDF, la vie au jour le jour n’est pas facile, trouver un abri, se nourrir, protéger le peu d’affaire en sa possession, tout est un combat du quotidien. il va cependant intégrer la Deadly Class, car une histoire circule sur son passé et sa responsabilité d’un massacre, lui conférant un talent inné de tueur. 

Cette école accueille l’élite de la progéniture de toutes les mafias du monde entier, toute la lie de la société, les pires vicelards qui tiennent bien de leurs parents. L’esprit de camaraderie n’est que bien trop souvent qu’apparence, mais de belles histoires naissent quand même.

Pour ceux qui ne connaissent pas la série, je ne vais rien dévoiler de l’histoire si ce n’est que vous trouverez un peu de tous les ingrédients d’une histoires d’adolescents qui fréquentent le lycée.

Pour, les autres, j’espère que vous vous souvenez de la fin de la première année d’études et sa cérémonie dans le tome précédent. Si ce n’est pas le cas, relisez-le avant de vous plonger dans ce nouvel épisode. 

Qui dit, fin d’année, dit obligatoirement, nouvelle année, nouvelle rentrée, et donc… nouveaux élèves. Comme si, les anciens n’avaient pas déjà assez de casseroles au c** et que leur histoire personnelle pouvait rejaillir à n’importe quel moment.

Un dessin et une mise en page dynamiques accompagnent ces personnages hauts en couleur. un mélange de gore, d’humour et de cynisme, tout pour me plaire et peut-être vous aussi. A bientôt.

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